Après la sécheresse, les inondations? L’expérience qui fait peur

Après la sécheresse, les inondations? L’expérience qui fait peur
Capture Twitter

La Belgique traverse actuellement une sécheresse historique. En juillet, il y a eu à peine 5 mm de pluie comptabilisés à Uccle, la station de référence de l’Institut royal météorologique. C’est le mois de juillet le plus sec depuis celui de 1885 où il avait plu 3 mm. La moyenne normale en juillet avoisine les 70 mm de pluie. Des images satellite montrent d’ailleurs clairement l’impact de la sécheresse sur les terres en Belgique.

Après une dizaine de jours sans pluie, des précipitations sont enfin attendues à partir de ce lundi 15 août. Cela va faire du bien. Mais en cas d’averses orageuses et de fortes précipitations, un autre risque se présente : les inondations.

Une expérience de l’Université de Reading

Lorsqu’il pleut sur un sol sec, l’eau a beaucoup plus de mal à rentrer dans la terre. L’Université de Reading, au Royaume-Uni, a publié sur Twitter la vidéo d’une petite expérience qui illustre ce phénomène. À gauche, un gobelet d’eau est renversé sur une pelouse humide. Au centre, l’eau est versée sur l’herbe d’un « été normal ». Enfin, à droite, le verre d’eau est retourné sur un sol asséché par la vague de chaleur. Résultat : le sol le plus sec n’absorbe quasiment pas l’eau.

Critiquable mais utile et puissante

Vue plus de 2 millions de fois, cette expérience a été beaucoup critiquée. « Euh il faut quand même aussi signaler que mettre un verre sur de l’herbe, vu que ce n’est pas plat, de l’air passe et donc l’eau descend… Sur de la terre lisse, il n’y a aucun appel d’air possible donc l’eau reste bloquée », signale un internaute.

« L’expérience en elle-même n’est pas réalisée avec une rigueur scientifique irréprochable mais elle est puissante pour illustrer au grand public le problème de ruissellement », souligne l’animateur du compte Twitter Échanges Climatiques. « Après une période de sécheresse, les sols asséchés ne sont plus en capacité d’absorber correctement les précipitations et cela peut provoquer des crues, des inondations et des glissements de terrain », confirme le Centre d’information sur l’eau en France.

Des inondations dans la Vallée de Mort

Bien qu’elle soit critiquable, cette petite expérience illustre un phénomène bien réel. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé il y a quelques jours dans la Vallée de la Mort aux États-Unis, où 75 % des précipitations annuelles sont tombées en l’espace de seulement 3 heures et déclenchant des inondations montres.