Ces communes qui refusent d’installer des écrans géants pour diffuser le Mondial du Qatar

Ces communes qui refusent d’installer des écrans géants pour diffuser le Mondial du Qatar
Belga / D. Waem

« Nous avons voulu marquer notre désapprobation par rapport aux conditions de travail des ouvriers qui ont construit les stades », déclare la bourgmestre de Soignies Fabienne Winckel. Même son de cloche à Tubize où Michel Januth, le bourgmestre évoque des « conditions de travail déplorables ».

« En outre, il va sans dire que le Qatar reste un pays où les droits des femmes ou encore ceux des LGBTQIA+ ne sont pas respectés, pointe M. Januth.

« Un non-sens »

« Les températures risquent d’être moins clémentes qu’en été. De ce fait, placer un chapiteau et le chauffer pour que le public puisse suivre les rencontres dans de bonnes conditions serait peu responsable à l’heure où les coûts de l’énergie sont l’affaire de tous », ont souligné les instances louviéroises. « Installer ces chapiteaux serait un non-sens », ajoute Maxime Daye, bourgmestre de Braine-le-Comte.

Celui-ci dénonce également le fait que « cette Coupe du monde aura lieu dans des stades climatisés utilisant énormément d’énergie ». Sans parler de « l’empreinte carbone de la construction de ces stades et des nombreux vols internationaux générés par cet événement », poursuit la Ville de Tubize.

À Liège non plus

La Ville de Liège a elle déclaré ne pas vouloir installer d’écrans géants car « organiser cela coûte cher en service de police et de nettoyage », notamment.

Cette liste de communes risque fort de s’allonger dans les semaines à venir.

Contactée par l’agence Belga, la RTBF, qui détient les droits de diffusion de tous les matchs de la coupe du monde en Belgique francophone, indique ne pas disposer d’informations concernant le nombre de communes ayant introduit des demandes afin de pouvoir diffuser les matchs en public.