Poutine s’apprête à faire voler son « avion de l’apocalypse », un engin conçu pour les guerres nucléaires

Poutine s’apprête à faire voler son « avion de l’apocalypse », un engin conçu pour les guerres nucléaires
Russian Defence Ministry / AFP

Alors que la guerre en Ukraine a débuté il y a plus de deux mois, l’Occident retient son souffle, dans l’attente du 9 mai. À cette date où la Russie célèbre la capitulation du régime nazi, nombre d’experts s’attendent à une déclaration spéciale de la part de Vladimir Poutine, lui qui justifie son « opération spéciale en Ukraine » par la nécessité de « dénazifier » l’Ukraine.

Des analystes estimaient même une fin possible du conflit à cette date. Pourtant, la Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, a assuré son ministre des Affaires étrangères. « Nos militaires n’ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le Jour de la Victoire », a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien avec la télévision italienne. L’annonce d’une victoire dans le Donbass, où les forces russes concentrent actuellement leurs efforts, ne semble pas non plus probable.

Pas d’annonce de victoire mais une nouvelle menace?

Dans ce cas, que prévoit le chef du Kremlin ? Nul doute que les célébrations du 9 mai de cette année auront pour toile de fond la campagne militaire de Moscou en Ukraine. Comme chaque année, la Russie célébrera le Jour de la Victoire en grande pompe, avec un grand défilé militaire dans le centre de Moscou et un discours présidentiel. Et Poutine pourrait profiter de ce défilé pour adresser de nouvelles menaces à l’Occident.

En effet, selon les publications du ministère russe de la Défense, la parade de lundi sera marquée par l’apparition d’un Ilyushin Il-80. Cet avion spécial, surnommé « l’avion de l’Apocalypse », devrait survoler la Place Rouge de Moscou.

Cet avion a été spécialement conçu pour accueillir le président Poutine et les hauts fonctionnaires du Kremlin en cas d’attaque nucléaire. Propulsé par quatre réacteurs et sans hublot, l’engin coûterait plus de 500 millions $. En son sein, il comporterait un centre de commandement et de contrôle haute technologie, ce qui lui vaut également le surnom de «Kremlin volant».

La Russie disposerait de trois avions de ce type.

Par le passé, cet appareil a très rarement été exposé lors d’un défilé (une fois, en 2010). Raison pour laquelle la présence lundi de l’arsenal nucléaire russe pourrait être perçue comme une nouvelle mise en garde de la part du Kremlin adressée à l’Occident.