«The Power of the Dog» sur Netflix, du grand Jane Campion

«The Power of the Dog» sur Netflix, du grand Jane Campion
Ph. D.R.

Le pitch

Originaires du Montana, les frères Phil et George Burbank sont diamétralement opposés. Autant Phil est raffiné, brillant et cruel – autant George est flegmatique, méticuleux et bienveillant. À eux deux, ils sont à la tête du plus gros ranch de la vallée du Montana. Une région, loin de la modernité galopante du 20e siècle, où les hommes assument toujours leur virilité et où l’on vénère la figure de Bronco Henry, le plus grand cow-boy que Phil ait jamais rencontré. Lorsque George épouse en secret Rose, une jeune veuve, Phil, ivre de colère, se met en tête d’anéantir celle-ci. Il cherche alors à atteindre Rose en se servant de son fils Peter, garçon sensible et efféminé, comme d’un pion dans sa stratégie sadique et sans merci…

Vive le western slow burn

Campion signe un film qu’il faut apprivoiser. Cela peut prendre du temps pour rentrer dedans, notamment à cause du fait qu’il s’agisse d’un slow burn mais pas que. Il y a pas mal d’histoires qui sont liées aux quatre personnages principaux et ce n’est pas toujours facile pour Campion de tout bien articuler. Une fois cette étape passée, on peut véritablement rentrer dans le film, qui grandit petit à petit en chacun et monte en tension.

La photographie somptueuse et la musique envoûtante de Jonny Greenwood complètent le travail effectué par Campion ainsi que celui de ses quatre comédiens, Benedict Cumberbatch (qui n’a jamais été aussi inquiétant qu’ici et qui trouve sans doute un de ses meilleurs rôles), Jesse Plemmons, Kirsten Dunst ainsi que Kodi Smitt-McPhee qui est saisissant.

Avec The Power of the Dog, Jane Campion signe l’un des meilleurs films de l’année, tout simplement, un western âpre, aride et sombre comme on en fait peu.

The Power of the Dog est disponible sur Netflix depuis ce 1er décembre.