Attentat déjoué à Liverpool: la bombe artisanale aurait pu causer «d’importantes blessures ou la mort»

Attentat déjoué à Liverpool: la bombe artisanale aurait pu causer «d’importantes blessures ou la mort»
AFP / O. Scarf

La bombe d’Emad Al Swealmeen, 32 ans, d’origine irakienne, a explosé alors qu’il se trouvait comme passager dans le taxi devant un hôpital pour femmes, au moment des commémorations des victimes des guerres.

Les forces de l’ordre considèrent en l’état qu’il s’agit d’un acte terroriste, qui a tué le suspect et blessé le chauffeur du taxi, même si selon les médias britanniques, aucun motif idéologique n’a été pour l’instant identifié.

Une bombe artisanale

Russ Jackson, le chef de la police antiterroriste de la région, a indiqué vendredi que la bombe avait été fabriquée à l’aide d’« explosifs artisanaux » et que « des billes métalliques y était attachées, qui auraient agi comme un shrapnel ».

« Si elle avait détoné dans des circonstances différentes, nous pensons qu’elle aurait causé d’importantes blessures ou la mort », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Il a précisé que l’engin explosif était « différent » de celui utilisé lors de l’attentat contre une salle de concert à Manchester en 2017.

Une enquête menée

La police tente toujours de comprendre les circonstances de l’explosion, et n’écarte pas l’éventualité d’un déclenchement involontaire, lié par exemple aux mouvements du taxi.

Mercredi, elle avait révélé qu’Emad Al Swealmeen avait préparé son attaque « au moins » depuis qu’il avait loué un logement en avril. Mais déterminer comment les composants servant à fabriquer l’engin ont été achetés est « compliqué », selon Russ Jackson, car « les achats se sont déroulés sur plusieurs mois et qu’Al Swealmeen a utilisé de nombreux noms ».