Les produits fermentés sont-ils l’avenir de l’alimentation durable?

Les produits fermentés sont-ils l’avenir de l’alimentation durable?
Ph. ETX Daily Up Studio

Et si le pain au levain, le miso, les pickles ou le kombucha étaient le futur de notre alimentation ? Bons pour la santé, les aliments transformés par lacto-fermentation sont particulièrement recommandés pour l’équilibre de la flore intestinale et favorisent la digestion. Tout l’intérêt des aliments fermentés réside dans la conservation des bonnes bactéries, versus les « mauvaises ». Conservé dans un récipient hermétique, l’aliment va développer des vertus nutritionnelles riches en probiotiques, grâce au contact de micro-organismes.

Un aspect écologique non-négligeable

Mais l’aspect écologique des aliments fermentés est également de plus en plus mis en avant pour nous offrir un système alimentaire durable. Parce qu’elle ne nécessite pas l’ajout de composés chimiques ou additifs, cette méthode de fermentation est d’emblée considérée comme écologique, dans la mesure où elle repose sur un procédé naturel centré sur le vivant et non nocive pour la planète. C’est aussi une bonne option pour réduire le gaspillage alimentaire, ainsi que la production de déchets.

C’est d’ailleurs précisément sur cette thématique que se penchera le projet « Grand défi Ferments du Futur ». Dirigé par l’INRAE et l’Association nationale des industries alimentaires, ce vaste programme de recherche-innovation réunit plus de 30 entités publiques et privées (chercheurs, start-up, etc) du secteur agro-alimentaire.

« Végétaliser notre alimentation »

Opérationnel depuis mi-décembre et financé à hauteur de 48,3 millions d’euros, le projet prévoit (entre autres) de développer de nouveaux aliments fermentés, notamment à base de céréales, de légumineuses, de fruits et légumes. « Ces nouveautés doivent aider à végétaliser notre alimentation et à renforcer sa durabilité », expliquent les porteurs du projet dans un communiqué.

L’un des objectifs à long terme de cet ambitieux programme consiste également à « valoriser des produits aujourd’hui considérés comme des déchets », selon les mots de son directeur exécutif Damien Paineau.

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