Pourquoi les pénuries d’aliments ne durent plus que quatre jours?

Pourquoi les pénuries d’aliments ne durent plus que quatre jours?
Ph. ETX Daily Up Studio

C’est le sujet qui a alimenté la rubrique alimentation de nombreux médias tout au long de l’année : les pénuries. On a parlé de l’huile de tournesol, des piments mexicains, mais aussi de la moutarde, ou encore des pois chiches, de l’huile d’olive, des bananes, des tomates italiennes… Dernièrement, c’est le riz qui abreuve les gros titres. En raison des inondations au Pakistan, mais aussi de la sécheresse en Inde, l’approvisionnement en riz basmati pourrait être menacé.

De la même manière qu’il ne faut pas faire de raccourci en prédisant une future pénurie de riz, il ne faut pas non plus imaginer que les ruptures de produits en magasins durent de longues semaines. D’après les données publiées par le cabinet NielsenIQ, le phénomène n’intervient que durant quatre jours en moyenne dans les hyper et supermarchés.

L’épicerie fortement touchée

Il y a tout de même une réalité constatée : l’épicerie représente bien le rayon le plus touché par les pénuries, concernant 31 % du total du manque à gagner pour la grande distribution (estimé à 4,4 milliards d’euros en 2022). Si l’on a beaucoup parlé de l’huile de tournesol au printemps dernier – à juste titre, ce produit de base n’est plus vraiment en proie à une absence remarquée dans les magasins. Son taux de disponibilité ne s’élève en effet qu’à -4,7 %. Par comparaison, la star des ruptures, qui n’est autre que la moutarde, présente un taux de disponibilité négatif évalué à 19,6 % !

Si cela ne relève pas de l’alimentaire, on notera tout de même que le deuxième produit le plus en rupture est un objet pourtant recommandé en cette période pré-hivernale : les masques…