Du changement dans les écoles ce lundi: voici tout ce que vous devez savoir

Certaines décisions prises par le comité de concertation sont entrées en vigueur.

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Depuis ce lundi, l’obligation du port du masque est étendue aux enfants à partir de l’âge de 6 ans. Cela signifie qu’en classe aussi, ils devront s’affubler d’une protection buccale sauf une fois assis, «étant entendu que les consignes d’aération» sont respectées, d’après la circulaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans cette circulaire, les autorités recommandent notamment d’ouvrir les fenêtres avant les cours, aux intercours, pendant les pauses et après les leçons, ou encore de maintenir les fenêtres entrouvertes pendant les cours. Le Codeco a d’ailleurs demandé de généraliser l’usage de détecteurs de CO2, et une enveloppe a été dégagée par la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’achat du matériel nécessaire, selon la circulaire. Leur installation sera prioritaire «dans les locaux qui accueillent des activités d’enseignement qui ne permettent pas toujours le port du masque». Les adultes et les élèves fréquentant l’école secondaire doivent porter le masque «lors de tout contact, en ce compris pendant les temps de cours».

La dernière circulaire autorise finalement des «moments de pause» quand tout le monde est assis et que l’activité s’y prête. La forme et la régularité de ces «pauses» ne sont par contre pas précisées et sont laissées à l’appréciation des enseignants.

Caroline Désir appelle au calme

La ministre francophone de l’Éducation Caroline Désir a lancé hier un appel aux parents dont les enfants vont devoir dès aujourd’hui porter un masque pour aller à l’école. «Je demande aux parents de ne pas reporter leur colère contre les directions ou les enseignants», a souligné la ministre sur le plateau de l’émission «C’est pas tous les jours dimanche» (RTL-TVi), réagissant aux inquiétudes d’un directeur d’école.

Ce dernier, Perry Binard (de l’école Sainte-Marie Namur), indiquait que des pétitions circulent déjà entre parents du primaire, opposés au port du masque pour les enfants. «Ne mettons pas les enfants au centre de combats d’adultes», a insisté la ministre socialiste. «Respectez les règles, et ne reportez pas votre colère contre les directions ou les enseignants (…) Ils n’ont pas choisi cette mesure, ils s’y plient, comme moi», a-t-elle lancé. Parallèlement, Caroline Désir estime aussi que «la culture du masque ne va pas se faire du jour au lendemain» et qu’une certaine compréhension est donc nécessaire.

Jan Jambon présente ses excuses

Ciblé par de nombreuses critiques après sa sortie durant laquelle il avait laissé entendre que l’impact pédagogique d’une fermeture la dernière semaine de cours en primaires et maternelles serait de toute manière faible, car c’est une semaine avec «une petite fête par-ci, un peu de lecture par là», le ministre-président flamand Jan Jambon a finalement présenté ses excuses ce dimanche.

«J’ai énormément de respect pour les personnes de l’enseignement. Si j’ai blessé quelqu’un, je souhaite absolument m’en excuser.» Par ses commentaires, Jan Jambon voulait souligner que la fermeture une semaine avant les vacances de Noël aurait un impact pédagogique plus limité qu’une fermeture immédiate de deux semaines telle que l’avaient recommandée les experts, a-t-il précisé.

L’hybridation, mais pas tout de suite

Le retour de l’hybridation des cours dans l’enseignement secondaire annoncé par le comité de concertation n’entrera en application que le mercredi 8 décembre, et pour une période finalement assez brève dans certaines écoles. En effet, dès le 13 décembre, plusieurs établissements secondaires en Fédération Wallonie-Bruxelles vont commencer à organiser leurs traditionnels examens de Noël, lesquels se tiendront tous en présentiel. Les élèves, qui auront été divisés en deux groupes pendant quelques jours, se retrouveront à nouveau tous ensemble en classe pour passer ces épreuves.