Une forêt urbaine et comestible pour nourrir tout un quartier

Une forêt urbaine et comestible pour nourrir tout un quartier

Cette ancienne ferme, qui autrefois servait à la culture de noix de pécan, se déploie sur plus de 28.000 mètres carrés. On y trouve (entre autres) des champignons, des herbes aromatiques, ainsi qu'une grande variété de fruits. L'ensemble de cette zone étant gérée en permaculture, son entretien et la culture de ses végétaux ne nécessitent presque pas d'intervention humaine et aucun usage d'intrants chimiques tels que les pesticides. 

L' "Urban Food Forest" d'Atlanta est située dans le quartier de Browns Mill, où un habitant sur trois vit sous le seuil de pauvreté. Cette forêt offre donc source de nourriture durable et précieuse pour lutter contre l'insécurité alimentaire, mais aussi pour fédérer des communautés et initier les populations locales à l'agriculture urbaine. 

Un autre mode de vie

L'idée des forêts nourricières, également appelées "jardins-forêts", n'est pas nouvelle. Elle a été développée en Europe dans les années 80, notamment par l'horticulteur britannique Robert Hart. Le concept s'est vite implanté aux États-Unis (où l'on compte désormais plus de 70 jardins-forêts), ainsi que dans le reste du monde. 

Ces écosystèmes sont aménagés afin de reproduire les modèles naturels des forêts et de s'assurer une autonomie en cultivant ses propres aliments, mais également en utilisant d'autres ressources pour la vie domestique, comme le bois des arbres pour chauffer son habitat. Un mode de vie respectueux de l'environnement, dans lequel l'humain se met au service de la nature (et non l'inverse).

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