Un eurodéputé reconnaît sa participation à une partouze à Bruxelles en plein confinement

Un eurodéputé reconnaît sa participation à une partouze à Bruxelles en plein confinement

«La presse belge parle d'une fête privée à Bruxelles vendredi dernier. J'y étais», a indiqué Jozsef Szajer dans un communiqué publié aujourd'hui. Le parquet de Bruxelles a confirmé que la police, alertée pour tapage nocturne, avait verbalisé vendredi soir une vingtaine de personnes pour non-respect des règles sanitaires, au premier étage d'un immeuble au centre-ville de Bruxelles, comme l'avait dévoilé la Dernière Heure. Le quotidien précisait qu'il s'agissait d'une partouze, à laquelle participaient notamment des diplomates et un député européen. Le parquet n'a pas souhaité faire de commentaires sur les circonstances de la soirée mais il a confirmé avoir interpellé un certain S.J. (1961).

Dans son communiqué, Jozsef Szajer, 59 ans, reconnaît sa présence sur place, l'infraction aux règles sanitaires et confirme avoir fait état de son immunité parlementaire aux policiers débarqués sur les lieux, car il n'avait pas de carte d'identité sur lui. Il nie avoir fait usage des drogues que les agents ont retrouvées sur place. Le parquet confirme pourtant avoir retrouvé des stupéfiants dans son sac à dos, après que l'intéressé eut tenté de fuir par une gouttière. L'élu a donc aussi été verbalisé pour possession de drogue.

Contre le mariage homosexuel

Jozsef Szajer s'est fait connaitre, en autres, pour son soutien à la politique ultra conservatrice de Viktor Orban. Il a notamment travaillé sur la rédaction de la nouvelle constitution du pays, qui précise que la Hongrie doit "protéger l'institution du mariage comme l'union d'un homme et d'une femme".

https://twitter.com/panyiszabolcs/status/1333773937185067010

L'eurodéputé, membre du Parti populaire européen (PPE, centre-droit), avait annoncé dimanche sa démission et son retrait de la vie politique pour raisons personnelles, à la surprise générale, en pleine crise entre l'UE et Budapest. Pour justifier sa démission, il avait évoqué sa lassitude de la lutte politique, ajoutant avoir l'intention de poursuivre sa vie publique «dans un registre intellectuel de plus long terme».