Test de Mundaun: Cauchemar en montagne !

Premier jeu du studio suisse Hidden Fields et de Michel Ziegler, Mundaun est disponible depuis le 16 mars sur toutes les plateformes. Est-ce que ça vaut le coup de craquer ? On vous dit tout !

C’est toujours très compliqué et délicat de faire la critique d’un petit jeu indépendant développé par une seule personne qui y a souvent mis tout son cœur et beaucoup de temps dans un projet très personnel. Parfois, c’est le coup de cœur absolu comme « A Short Hike » et tout va bien. Mais d’autres fois, malgré toute la bonne volonté du monde, le résultat est moins convaincant et c’est vraiment compliqué d’être emballé par le jeu. Pourtant, cela reste important pour les joueurs de savoir si ça vaut le coup de dépenser 10, 15 ou 20 € pour ce titre. Voici donc notre test de Mundaun.

Un jeu dessiné à la main !

Mundaun avait tout du petit projet atypique et charmant. C’est le premier jeu de Hidden Fields, un studio suisse fondé par Michel Ziegler, développeur et illustrateur. D’ailleurs, Michel Ziegler est le seul et unique membre de ce studio et il travaille depuis sept ans sur le développement de ce projet très personnel.

La principale particularité de Mundaun est d’avoir été entièrement dessiné à la main. Le joueur incarne Curdin, un jeune homme qui retourne pour la première fois depuis des années dans les Alpes suisses où il a grandi. S’il est revenu sur la terre de son enfance, c’est pour l’enterrement de son grand-père, qui a mystérieusement péri dans l’incendie de sa grange. Mais en plongeant dans ses souvenirs, Curdin va rapidement découvrir des choses et des événements très étranges. Pour concevoir Mundaun, Michel Ziegler s’est inspiré de son enfance dans les Alpes suisses et du début à la fin, le jeu est empreint du folklore montagnard.

Un positionnement compliqué

Sur le papier,  Mundaun s’annonçait donc particulièrement intéressant. Malheureusement, dans la pratique, c’est tout autre chose. Ça a d’ailleurs très mal commencé puisqu’après la séquence d’intro, un bug nous a empêchés de faire la moindre action. Notre partie a donc commencé après un redémarrage du jeu. Entièrement dessinés au crayon et exclusivement en nuances de gris, les graphismes du jeu ont vraiment une patte unique et sont vraiment très originaux. Mais il faut bien avouer que c’est n’est pas très beau et que cette technique sert presque de « cache misère ».

Mais c’est surtout dans sa maniabilité et dans son positionnement que pêche Mundaun. Son éditeur, MWM Interactive (MWMi), l’a toujours présenté comme un jeu horrifique. Or, ce n’est absolument pas le cas. C’est plutôt une bonne nouvelle pour la team flipette mais les joueurs qui s’attendaient à un jeu d’horreur risquent d’être horriblement déçus.

En réalité, Mundaun est plutôt un walking simulator, les fameux simulateurs de marche, avec quelques énigmes à résoudre pour peu à peu progresser dans la montagne. Mais là encore c’est terriblement décevant puisque la plupart du temps, cela consiste à trouver une clé mal cachée à une centaine de mètres de la porte à ouvrir. Enfin, la nuit tombée, quelques ennemis, des sortes d’épouvantails géants, font leur apparition. Vous pouvez essayer de les affronter avec une fourche, et plus tard avec un fusil, mais vous serrez alors confronter au pire aspect de Mundaun : ses combats et sa maniabilité. Finalement, mieux vaut tout simplement éviter ces quelques ennemis.

De multiples fins

Malgré les défauts du jeu, il y a pourtant quelque chose d’étrange qui fait qu’on s’accroche et qu’on veut poursuivre l’aventure. Entre cette chèvre qui parle, ces étranges monstres et les souvenirs de guerre du grand-père, il y a beaucoup de mystère qui entoure le jeu et finalement, on fait fi des défauts pour découvrir le fin mot de l’histoire. Mundaun est vendu 16,99 €. Nous l’avons terminé en 6h30. La difficulté est quasi-nulle et la rejouabilité est inexistante. Néanmoins, dans la toute dernière partie du jeu, le joueur est amené à faire des choix forts qui ont un impact sur l’histoire. Au total, il y a ainsi cinq fins différentes à découvrir.

Notre verdict

Charmant sur le papier, Mundaun est décevant manette en main. Le jeu est dessiné au crayon et empreint de folklore. On sent bien ce que le développeur a essayé de transmettre. Malheureusement, la réalisation n’est pas à la hauteur. Au final, Mundaun n’est ni jeu d’horreur, ni bon jeu d’énigmes. C’est un walking simulator plutôt moyen mais avec un bon petit scénario. Si vous aimez les chèvres, le noir et blanc, et la montagne, pourquoi ne pas tenter l’aventure ! 2,5/5

Découvrez le trailer de lancement :

REVIEW OVERVIEW
Mundaun
SOURCEThomas Wallemacq