Les meilleurs jeux vidéo de la rentrée

En attendant l’arrivée des nouvelles consoles de salon d’ici la fin de l’année et les blockbusters de l’automne (Cyberpunk 2077, Assassin’s Creed Valhalla, Watch Dogs Legion ou Call of Duty: Black Ops Cold War), cette rentrée 2020 est déjà très chargée. Voici un tour d’horizon des principales sorties du moment.

Pour les fans de super-héros : Marvel’s Avengers

C’est l’un des jeux les plus attendus de la rentrée. Marvel’s Avengers est disponible depuis ce vendredi 4 septembre sur PS4, Xbox One et PC. Le jeu de Square Enix assure le fan service puisqu’il permet de se mettre dans la peau d’une belle brochette de super-héros : Ms. Marvel, Captain America, Iron Man, Black Widow, Thor, Hulk ou encore prochainement Spiderman (mais uniquement sur PS4 !). Marvel’s Avengers a été conçu comme un « jeu service » qui proposera aux joueurs du contenu supplémentaire sur la durée et de nouveaux héros rejoindront le casting au fil des mois. Marvel’s Avengers prend également ses distances avec la saga cinématographique avec une modélisation des personnages qui ne correspond pas celle des acteurs au cinéma. Il faut s’y habituer mais finalement on s’y fait assez rapidement.

Ce jeu d’action-aventure propose une histoire originale, jamais vue dans les films Marvel donc. L’introduction et les premières heures de jeu sont vraiment très réussies, même si vous ne devez pas vous attendre pas à un scénario de haut de vol. On en viendrait même à regretter que Kamala Kha, alias Ms. Marvel, ne soit pas le seul personnage jouable de l’aventure, tant la première partie du jeu est réussie. Plus les heures passent, plus tout devient plutôt prétexte à voir débarquer des tas d’ennemis à affronter.

Le jeu est jouable en solo mais aussi en coop en ligne, avec un groupe de quatre joueurs maximum. Du côté du gameplay, Marvel’s Avengers est clairement orienté vers les combats et s’apparente souvent davantage à un Beat’em All où il faut affronter des vagues successives d’ennemis plutôt qu’à un grand jeu d’action/aventure. Le monde (semi-ouvert) de Marvel’s Avengers est rempli d’objets à ramasser et de caisses de loot qui contiennent, au hasard, des équipements comme des armes ou des armures, ou des éléments esthétiques qui permettent d’améliorer et personnaliser les différents de la tête aux pieds.

Graphiquement, le jeu est très beau et est une vraie réussite, du moins sur la version Xbox One X que nous avons essayée. Enfin, du côté de la durée de vie, la campagne de Marvel’s Avengers se boucle en un peu plus de dix heures. C’est un peu court mais intense et sans temps morts. Il faudra à voir que le jeu continuera à proposer aux joueurs sur le long terme. Au final, Marvel’s Avengers est un excellent défouloir et un bon divertissement dans l’univers mythique des super-héros de Marvel. Et si c’était lui le jeu de la rentrée ?

Pour les mélancoliques : Tell Me Why

Après avoir marqué les esprits des joueurs avec Life is Strange, DontNod est de retour avec Tell Me Why. Le studio reste fidèle au format épisodique avec cette fois une aventure découpée en trois épisodes. Heureusement pour les joueurs, contrairement à Life is Strange 2 où il a fallu attendre de longs mois entre la sortie de deux épisodes, les trois épisodes de Tell Me Why sont disponibles à une semaine d’intervalle. Le deuxième est disponible depuis ce jeudi et le troisième viendra conclure la saison le 10 septembre.

Dès les premières minutes, Tell Me Why rappelle Life is Strange. L’ambiance et l’approche sont très cinématographiques avec une bande-son omniprésente. Encore une fois, c’est la narration qui est au centre du jeu, et le gameplay en retrait. Tell Me Why raconte le destin et l’histoire familiale d’Alyson et de Tyler. L’enfance de ce duo a été marquée par un drame familial et la mort violente de leur mère. Âgés d’une dizaine d’années, les jumeaux ont alors été séparés et Tyler a été envoyé dans un centre de redressement disciplinaire. Dix ans plus tard, ils se retrouvent enfin et vont explorer ensemble leur histoire familiale. Comme dans Life is Strange, un « super pouvoir » est au cœur du gameplay puisque les jumeaux ont la possibilité de communiquer par la pensée et, en se concentrant, de revivre d’anciens souvenirs. Graphiquement, le jeu est plus réaliste que Life is Strange et par moment, il peut même se montrer très joli, avec notamment de magnifiques panoramas de l’Alaska. Enfin, Tell Me Why est l’un des premiers jeux qui aborde aussi ouvertement, et habillement, la question du genre. En effet, Tyler, l’un des deux personnages jouables du jeu, est transgenre.

Disponibles sur PC et Xbox (et inclus dans le Gamepass), les trois épisodes de Tell Me Why durent chacun trois petites heures. Au final, Tell Me Why est un peu moins prenant et marquant que Life is Strange. Néanmoins, il n’est reste pas moins un bon jeu narratif, rempli d’émotion et de choix forts à effectuer. Une nouvelle petite perle signée Dontnod.

Pour les amateurs de conduite : Project CARS 3

Pour ce troisième épisode, la saga Projet CARS opère un virage à 180°. Au risque de déplaire aux fans de la première heure, Project CARS 3 laisse quelque peu de côté la simulation pure et dure. Il devient plus accessible et s’ouvre ainsi à un public plus large. Au niveau de la conduite et dess sensations, c’est réussi ! Project CARS 3 propose un contenu de taille avec plus de 200 véhicules et une centaine de tracés. Le jeu développé par Slightly Mad Studios brille également par un excellent mode carrière, long et prenant. Malheureusement, Project CARS 3 est également entaché par de trop nombreux défauts. Graphiquement en-deçà des standards de 2020, le jeu souffre de gros problèmes de finition et de bugs. On regrettera également l’absence d’impact des dégâts ainsi que leur modélisation grossière.

Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir. Son mode carrière nous a procuré des sensations que nous n’avions plus ressenties depuis longtemps dans un jeu de course. Si bien que, pour nous, Project CARS 3 est l’un des meilleurs jeux de course de ces deux dernières années et qu’il se classe après Forza et GT Sport sur le podium des meilleurs jeux de voitures de cette génération de console.

Retrouvez notre test complet à cette adresse.

Pour les nostalgiques : Hotshot Racing

En cette fin d’été, Hotshot Racing s’est enfin trouvé une date de sortie et ce sera le 10 septembre. Disponible sur toutes les plateformes (PC, Switch, PS4 et Xbox), Hotshot Racing est un bon vieux jeu de course à l’ancienne qui sent bon la nostalgie. Ici pas de dégâts ou de graphismes réalistes. Les voitures comme les décors sont modélisés avec de bons gros polygones colorés. La conduite est tout ce qu’il y a de plus ‘arcade’ et basique. Ici pas de prise de tête : il suffit d’accélérer, de freiner et d’utiliser son boost de vitesse à bon escient.

Le gameplay de Hotshot Racing repose néanmoins sur deux petites subtilités qui peuvent faire toute la différence : la gestion de l’aspiration et l’utilisation du boost. Celui-ci se génère de deux manières : en réussissant les dérapages dans les virages et en prenant l’aspiration derrière les adversaires. Le résultat est un jeu super rapide qui rappelle des titres du siècle passé comme Ridge Racer, Daytona USA ou Virtua Racer, mais aussi Mario Kart avec des Grands Prix et ses courses ultra rapides qui se bouclent en moins de trois minutes et où tout reste possible jusqu’à la ligne d’arrivée.

Hotshot Racing se distingue par son casting. Un peu à la manière des vieux jeux de baston, il propose huit pilotes, très stéréotypés, venant de Russie, des USA, de Grande-Bretagne, du Japon, de Chine ou de Jamaïque. Chacun dispose de quatre véhicules distincts et ayant chacun un style de conduite différent (équilibré, accélération, vitesse, drift). Sur la piste, les différences entre ces bolides sont réelles. Du côté des circuits, il y en a 16 répartis sur quatre environnements différents (la côte, le désert, la jungle et la montagne). Ils sont variés et remplis de petites animations, notamment autour d’un parc d’attractions ou au milieu de temples asiatiques.

Pour 20 €, Hotshot Racing est un surprenant et délicieux jeu de course qui reprend les codes des classiques des années 90 avec la grosse voix du commentateur qui annonce les checkpoints et le rythme de la musique qui s’accélère lors du dernier tour. Un vrai délice nostalgique !

Pour les patriotes : Ary and the Secret of Seasons

Cocorico : C’est assez rare pour être souligné mais cette rentrée 2020 est marquée par la sortie d’un jeu Made in Belgium sur PS4, Xbox One, Switch et PC. Ary and the Secret of Seasons est le premier jeu du petit studio bruxellois eXiin. Après quatre ans de développement et le soutien de l’éditeur américain Modus Games, Ary and the Secret of Seasons s’annonçait prometteur avec son univers enchanteur et ses graphismes colorés et mignons à souhait, proche d’un film d’animation. La réalité est malheureusement plus décevante. Malgré quelques bonnes idées, comme le fait de pouvoir jongler entre les saisons pour transformer le monde et ainsi progresser, le jeu belge s’avère décevant. Vendu 40 € (un montant bien trop élevé vu le contenu proposé), Ary and the Secret of Seasons est court (moins de 8h de jeu), techniquement très daté et sa finition laisse à désirer.

Hommage à Zelda et aux jeux d’aventure en monde ouvert,  Ary and the Secret of Seasons mélange exploration, résolution de puzzles et d’énigmes, et combats. Même si ces derniers ont très basiques et manquent de peps. Si la mauvaise finition risque de rebuter les joueurs confirmés, l’aventure dispose des atouts pour plaire à un public plus jeune, notamment grâce à la version Switch. On conseillera cependant aux parents d’attendre que le jeu soit en promotion pour en profiter pour l’acheter.

Pour les survivalistes : Windbound

Windbound s’inscrit dans la plus pure tradition des jeux de survie. Vous y incarnez Kara, une jeune femme naufragée sur une île déserte. Vous débarquez sur ces terres inconnues sans aucune explication. À vous de vous débrouiller en commençant par ramasser des hautes herbes et des pierres. Le craft est au cœur du jeu. Rapidement, vous pourrez ainsi construire des cordes, vos premiers outils et votre première arme. Vous devrez également répondre à vos besoins vitaux et gérant la faim et la fatigue.

Contrairement à de nombreux autres jeux du genre, l’univers de Windbound est poétique, coloré et enchanteur, rempli de créatures aussi mignonnes qu’étranges. Rapidement, on découvre que Windbound repose sur la navigation. Pour progresser, vous devrez construire votre embarcation et lui installer des améliorations pour voguer d’île en île. Windbound dispose aussi d’un côté rogue-like puisque son monde est généré de manière procédurale.

Les différents niveaux de difficulté proposés permettent à tous les joueurs de vivre une aventure adaptée à leurs envies. Il est ainsi possible de se concentrer sur l’exploration sans avoir à se soucier de ses besoins vitaux, tout comme il est possible d’opter pour une aventure ultra-corsée où chaque mort est définitive. Accessible et vendu 30 €, Windbound offre aux amateurs de jeux de survie et de craft une aventure sympathique d’environ 10h de jeu.

Pour les rockeurs : No Straight Roads

Pour cette rentrée, s’il y a un jeu dont le concept a le mérite d’être original, c’est No Straight Roads. Premier jeu du studio malaisien Metronomik, fondé par Wan Hazmer (game designer sur Final Fantasy XV) et Daim Dziauddin (qui a bossé sur Street Fighter V), No Straight Roads vous met aux commandes de Mayday et Zuke, deux musiciens membres du groupe de rock Bunk Bed Junction. Votre objectif sera de remettre le rock à la mode à Vinyle City, une ville où l’électro est roi.

No Straight Roads est donc un jeu d’action-aventure musical à la troisième personne, un style de jeu rare dont le dernier représentant était probablement Brütal Legend, sorti en 2009. Le jeu se distingue par sa direction artistique, très proche d’un film d’animation, et son ambiance sonore. Mais là où No Straight Roads se démarque et qu’il est vraiment très original, c’est dans son système de combats. Mayday, à la guitare, et Zuk, à la batterie, ont des personnalités mais aussi des instruments et des capacités très différentes. Le jeu est jouable seul, en jonglant entre les deux personnages, ou à deux en coop, chaque joueur contrôlant un personnage. Le système de combats est étonnant puisqu’il repose sur le sens du rythme. Ainsi il faut assimiler la « partition » de l’ennemi pour esquiver, en rythme, ses attaques et ensuite, l’attaquer au corps-à-corps ou à distance, avec Mayday ou avec Zuk.

Disponible sur PS4, Xbox One, Switch et PC, No Straight Roads est un jeu original et sympathique. Vendu moins de 40 €, il se boucle en moins de 10h de jeu mais la rejouabilité est au rendez-vous.

Pour les rêveurs et les randonneurs : A Short Hike

Disponible sur Steam depuis l’an dernier (où il a actuellement une note de 10/10 sur base de ‎3.582 avis), A Short Hike débarque sur Switch. Le projet en lui-même est déjà étonnant puisque, à la base, il est l’œuvre d’un seul homme : Adam Robinson-Yu. Et ce que ce Canadien a fait est vraiment extraordinaire.

A Short Hike est un petit jeu réalisé tout en pixel-art. Vous incarnez Claire, une petite hirondelle, en vacances sur l’île sur laquelle vit sa tante. Votre terrain de jeu est le parc provincial de Hawk Peak, avec ses plages, ses cascades, ses sommets enneigés et ses sentiers de randonnée. Votre but ultime est d’atteindre le sommet de l’île. Sans mini-map ni objectifs à suivre, la progression se fait au fil des rencontres avec les personnages hauts en couleur qui peuplent l’île et de la découverte des nombreux secrets des lieux. Peu à peu, votre capacité à planer et à escalader s’améliorera et vous permettra d’atteindre de nouveaux endroits. Grâce à vos rencontres, vous obtiendrez également de nouveaux objets comme une pelle ou un seau qui vous aideront également à progresser.

Comme son titre l’indique, A Short Hike n’est pas bien long. Il peut se boucler en à peine quelques heures mais son prix (6,99 €) reste hyper-raisonnable. Mais surtout, A Short Hike propose une très belle aventure, terriblement attachante. À noter que le jeu est sublimé par la magnifique et omniprésente bande-son composée par Mark Sparling. Un petit chef-d’œuvre à découvrir absolument sur Switch.