Avec ‘Raya et le dernier dragon’, Disney poursuit joliment sa modernisation

Ph. Disney

Après ‘Raiponce’, ‘Frozen’ et ‘Vaiana’, Disney poursuit joliment la modernisation de son panthéon de princesses avec ‘Raya et le dernier dragon’. Un film d’action ambitieux, réalisé en plein confinement, et s’éloignant des pièges de l’appropriation culturelle. Lessivés mais fiers, les créateurs du film se sont confiés à Metro.

Le film a été réalisé pendant le confinement. À quelle étape avez-vous senti que vous avanciez dans la bonne direction?

Don Hall (réalisateur): «Chez Disney, on organise toujours des projections dès le début du travail. Elles sont essentielles pour sentir les réactions de nos collègues, entendre qui rit quand, et qui retient son souffle pour quelle raison… Une fois rentrés chez nous pour le confinement, on a perdu cet outil. Mais à la troisième projection confinée, nos téléphones se sont mis à bipper non-stop car tous nos collègues voulaient nous expliquer le moment exact où ils s’étaient mis à pleurer (rires)

Qui et que représente un personnage asiatique comme Raya pour vous?

Qui Nguyen (scénariste): «Petit, le seul héros auquel je pouvais m’identifier était Bruce Lee. J’ai donc essayé de créer un personnage auquel moi et mes enfants pourraient s’identifier facilement. Nos alter egos dans les films d’action ont tendance à être sérieux, glaciaux, et obsédés par des questions d’honneur. Alors que moi, l’honneur de ma famille, je n’y ai jamais vraiment pensé (rires)! Je voulais voir quelqu’un d’amusant avec un esprit vif. Petit, ça m’aurait donné de l’inspiration, mais aussi de la marge d’action, je crois.»

Comment avez-vous travaillé la musique du film?

Don Hall: «Il fallait que la musique donne du poids aux nombreuses scènes d’action, tout en intégrant la culture musicale d’Asie du Sud-Est. Pour ça, le compositeur James Newton Howard (trilogie ‘Batman’, saga ‘Hunger Games’) s’est appuyé sur un groupe d’expert(e)s culturels de la région que nous avions réunis, pour nous permettre d’être aussi créatifs que respectueux. Le résultat est miraculeux, et je pourrais l’écouter en boucle!»

Critique: Le successeur de ‘Frozen 2’ est là, et on s’en réjouit! Bienvenue dans le royaume de Kumandra, divisé en cinq nations incapables de s’unir face à une menace commune. Le seul espoir: trouver le dernier dragon vivant sur Terre et utiliser sa magie protectrice. Une mission pour Raya, jeune princesse experte en arts martiaux. Mais aussi pour Sisu, la ‘dragonne’ en question, qui se demande pourquoi Raya défie ses ennemis au lieu de s’allier à eux. Une sorte de génie de la lampe, sans Aladin, mais les touffes de poils en plus. Disney a pris le pli il y a dix ans de moderniser ses héroïnes, mais cette fois-ci le changement est radical: trois nanas sur le devant de l’affiche, pas de romance, une ambiance plus proche de ‘Star Wars’ que de ‘Vaiana’… Mais toujours la même marque de fabrique: de l’émotion de bout en bout! 4/5
Lire aussi: Que valent les deux premières séries Star Originals sur Disney+ ?