Élections aux États-Unis : l’Oregon décriminalise la possession de drogues « dures »

AFP

Plusieurs États américains ont profité des référendums qui accompagnent traditionnellement l’élection présidentielle américaine pour assouplir leur législation sur les stupéfiants. A commencer par l’Oregon, qui a décriminalisé la possession des drogues dites «dures» pour usage personnel, une première aux États-Unis.

Les électeurs de l’Oregon, État très progressiste du Nord-Ouest, se sont prononcés pour la décriminalisation de toute possession de stupéfiants, y compris des drogues dites «dures» comme l’héroïne ou de la cocaïne, dès lors qu’il s’agit d’une faible quantité destinée à un usage personnel. Une seconde consultation du même type a également légalisé l’usage de la psilocybine, un stupéfiant tiré de certains champignons hallucinogènes, sous certaines conditions.

La première mesure prévoit qu’un individu, même mineur, trouvé en possession d’une faible quantité de drogue destinée à sa consommation personnelle aura le choix entre verser une amende de cent dollars ou suivre des séances gratuites dans des centres de désintoxication. Ces centres seront partiellement financés par les recettes fiscales provenant de l’industrie du cannabis, légal en Oregon.

Quatre nouveaux États devraient par ailleurs rejoindre la liste de ceux où l’usage de cannabis à titre récréatif est légal, portant leur nombre à 15 au total: l’Arizona, le Montana, le New Jersey et le Dakota du Sud.

L’Oregon avait été le premier État américain à décriminaliser le cannabis, en 1973. Il l’a légalisé en 2014.