Un festival électro plus calme pour Paradise City qui propose un nouveau concept

Ph. A. Locquet

Depuis jeudi, Paradise City accueille les festivaliers dans le superbe cadre du château de Drogenbos, pour tester son nouveau concept jusqu’au 20 septembre prochain. Les amateurs d’électro, qui avaient réservé à temps leur embarcation, se retrouvent donc tous les jours « Down by the Lake », pour écouter des sets calmes, dans un cadre champêtre.

En juillet dernier, Paradise City profitait du déconfinement pour proposer à ses fidèles deux soirées inédites chez nous. Grâce à un concours, certains chanceux avaient pu, avec leurs proches, embarquer sur des bateaux pour écouter des sets d’électro avec le superbe château de Steenokkerzeel en toile de fond. Le concept de bulles sociales réduites n’était, alors, pas d’application et les mesures sanitaires étaient respectées. Mais qu’il était difficile de tenir 200 jeunes qui retrouvaient les fêtes électroniques, si longtemps mises de côté. Bien souvent éméchés, ceux-ci passaient d’un bateau à l’autre, sans masque, puisqu’il n’était alors pas obligatoire.

Si l’événement avait été un succès, il n’était naturellement plus organisable à l’heure actuelle, et Paradise City a souhaité revenir avec un nouveau concept, toujours en accord avec les mesures gouvernementales. C’est ainsi qu’est né « Paradise Down by the Lake », qui met l’accent sur le côté reposant et agréable de DJ sets dans un cadre champêtre, et beaucoup moins sur le côté festif de cette musique.

Une musique moins accessible

« On se rend bien compte que c’est une musique qui est beaucoup moins accessible pour le public habituel de Paradise City, mais nous on y croit à fond et on a donc fait le pari de lui consacrer ce concept », raconte Gilles De Decker, organisateur du festival. A notre passage par Drogenbos ce samedi, nous avons effectivement constaté que l’ambiance était plutôt décontractée et que les amateurs d’électro flânaient çà et là sur leurs embarcations, sans réelle volonté de rentrer en commun avec d’autres inconnus.

Une autre différence de taille existait entre l’évènement de juillet et « Paradise Down by the Lake », c’est l’aspect financier, comme l’explique l’organisateur : « En juillet,  ces deux soirées concernaient si peu de personnes qu’on a estimé que c’était ridicule de faire payer une entrée aux visiteurs. Sur dix jours, à plus petite échelle, c’est beaucoup plus intéressant pour nous de faire payer une entrée. » Il fallait ainsi compter des entrées entre 30 et 45 € par personne pour prendre place sur une embarcation.

Le bourgmestre sous le charme

Ces rentrées d’argent ont d’ailleurs permis à l’organisation d’acquérir définitivement les bateaux, pour faire vivre le concept sur le long terme. « On n’a pas encore signé d’accord avec le bourgmestre de Drogenbos, qui est propriétaire des lieux, mais l’endroit nous plaît beaucoup et on est sûrs que l’idée peut continuer à fonctionner même lorsque le concept de bulles ne sera plus d’actualité », explique Gilles De Decker. Le bourgmestre Alexis Calmeyn nous a d’ailleurs confié plus tard dans la soirée qu’il souhaitait faire vivre l’endroit et qu’il était impressionné par le travail accompli par ces professionnels de l’événementiel.

Car dans les faits, « Paradise Down by the Lake » est effectivement une réussite, avec l’idée géniale que d’assister à des DJ sets depuis des embarcations, dans un cadre champêtre. Et quand on demande si ce côté nature fait partie de l’identité du festival, la réponse est claire : « Les événements outdoor, c’est ce que l’on fait de mieux. On ne sait pas de quoi l’avenir est fait mais jusqu’à présent, on n’a pas spécialement de projets en indoor. Même dans les produits que nous proposons, nous faisons toujours attention à offrir quelque chose de local et de respectueux de la nature à nos festivaliers. »

Ph. A. Locquet

Horizon 2021

L’évènement est archi sold-out jusqu’au 20 septembre, mais on comprend donc bien que le concept reviendra tôt ou tard, à Drogenbos ou ailleurs. En attendant, si la crise sanitaire le permet, les festivaliers pourront retrouver le chemin de Steenokkerzeel à la fin du mois de juin prochain, puisque Paradise City a un accord avec ce lieu magnifique pour les douze prochaines années. « Même si cela n’a pas été facile, on a acquis petit à petit la confiance des riverains là-bas. On espère pouvoir faire pareil à Drogenbos, mais les nuisances sonores sont beaucoup moins importantes et ne posent donc pas de problème », conclut Gilles De Decker.