Deux soirées originales comme alternative au Paradise City Festival

Belga / J. Jacobs

Ce week-end, Paradise City était censé accueillir les festivaliers du côté de Perk pour vivre trois journées bien animées. Coronavirus oblige, l’événement n’aura pas lieu cette année, mais les organisateurs ont tenu à marquer le coup. Ces deux derniers jours, ils ont accueilli quelques chanceux pour vivre des concerts à bord de péniches, dans le respect de la distanciation sociale. 

Cet été, le château de Ribaucourt aura une fois de plus vibré au son de la musique électronique, malgré la crise du coronavirus. Suite à l’interdiction des événements de masse prononcée il y a quelques mois par Sophie Wilmès, Paradis City avait été contraint d’annuler son festival.

Une alternative pour quelques chanceux

Mais dès ce moment, les organisateurs avaient décidé de chercher activement une solution pour offrir malgré tout une expérience électronique à certains privilégiés. C’est donc sur les douves du château de Ribaucourt que les concerts se sont enchaînés mercredi et jeudi. Distillés sur des embarcations, les festivaliers ont assisté avec bonheur aux sets d’Âme, DM Funk, Lola Haro mais aussi Charlotte Adigéry.

Cette programmation, complétée par les prometteurs Leafar Legov et BeraadGeslagen, collait parfaitement à l’image du festival, résolument électro et divers. Pour participer, les organisateurs avaient décidé d’organiser un concours sur le web. Les participants tirés au sort étaient contactés afin de composer leur embarcation de maximum 8 personnes, afin de correspondre aux bulles sociales autorisées.

AFP / K. Tribouillard

La distanciation sociale respectée au mieux

« Au total, on a pu accueillir entre 350 et 400 personnes sur les deux jours », explique Tom Muysers, qui fait partie de l’organisation du festival. « Avec l’alcool, c’est parfois difficile de faire respecter aux gens les règles, mais on fait de notre mieux. » Effectivement, difficile de faire comprendre aux fêtards, qui retrouvent un semblant de vie normale avec cet événement, qu’il faut rester vigilant.

On a donc pu observer certains festivaliers passer d’une embarcation à l’autre avec agilité… ou pas mais, force est

de constater que les organisateurs ont fait ce qui était en leur pouvoir pour respecter les règles énoncées par les autorités.

Rendez-vous en 2021

Et il faut dire que cette soirée était une franche réussite, notamment grâce au cadre splendide dans lequel elle se déroulait. Difficile de ne pas tomber sous le charme de cet environnement champêtre, avec en guise de civilisation les platines des DJ’s et le château de Ribaucourt. L’expérience inédite d’écouter de la musique depuis une embarcation a rendu ce retour à la musique live et électro de surcroît, inoubliable.

Pour ceux qui n’avaient pas la chance d’avoir été tirés au sort, un important dispositif de streaming était mis en place. De nombreuses caméras et drones étaient présents pour immortaliser ces moments, avec une réalisation plus qu’agréable à regarder. Et en ce qui concerne 2021, la crise du coronavirus n’a pas trop impacté le festival, qui reviendra en force. « L’édition de 2021 se tiendra à 100%. L’annulation de cette année n’a pas été un trop grand coup dur et nous serons bien présents, avec le plaisir de retrouver les festivaliers, l’année prochaine », conclut Tom Muysers.