Les gouvernants doivent réguler l’économie pour lutter contre le réchauffement climatique

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Le système économique actuel n’est pas « compatible » avec la lutte contre le réchauffement climatique et le pouvoir politique doit faire en sorte que les entreprises y participent, au besoin par la contrainte, selon un sondage dimanche.

Pour 52% le « système économique capitaliste » n’est « pas du tout » (24%) ou « plutôt pas » (28%) « compatible avec la lutte contre le réchauffement climatique », selon cette enquête de l’institut BVA pour l’ONG de protection de l’environnement Greenpeace France.

Ce sondage est rendu public alors que la Convention citoyenne pour le climat doit présenter le week-end prochain ses propositions pour lutter contre le réchauffement climatique.

Interdire le versement des dividendes aux entreprises pollueuses

Pour 88% « les responsables politiques doivent obliger les entreprises à émettre moins de gaz à effet de serre », alors que 35% citent en premier « les Etats » (et 57% des répondants au total) comme devant « agir en priorité pour assurer une transition énergétique limitant le changement climatique », devant les entreprises multinationales (21% en premier, 46% au total) et « les citoyens » (14% et 30%).

Interrogés sur des mesures possibles, 86% se disent « tout à fait (47%) ou « plutôt » (39%) favorables à « interdire le versement de dividendes aux entreprises qui n’auraient pas réduit leurs émissions de gaz à effet de serre pour respecter les objectifs de l’accord de Paris », 70% au renforcement des pouvoirs et de l’action de l’UE et 65% à « interdire la publicité aux marques contribuant au changement climatique ».

Pour une alimentation bio et locale

En matière d’alimentation, 91% sont pour de « rendre l’alimentation bio accessible à tous en matière de prix » et 91% également pour « développer rapidement une agriculture locale et écologique », alors que la popularité des circuits courts a explosé à l’occasion de la crise du Covid.

Enquête réalisée en ligne entre le 27 mai et le 1er juin auprès d’un échantillon représentatif de 1.003 Français âgés de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.