Elles créent un œuf 100% végan en France

Les Merveilloeufs

Deux étudiantes françaises en biologie industrielle ont créé un œuf complètement végétal. S’il s’agissait à l’origine d’un projet étudiant, elles ont désormais décidé d’ouvrir « Les Merveilloeufs » et proposent un substitut d’œuf prêt à l’emploi.

Cet œuf n’a besoin ni de poule, ni de couvaison, puisqu’il est « entièrement composé de matières végétales et minérales », explique Philippine Soulères au journal « Le Monde ». La jeune femme s’est associé Sheryline Thavisouk pour créer ensemble un œuf « végan-compatible ». Toutes les deux diplômées de l’Ecole de biologie industrielle (EBI), elles ont d’ailleurs créé leur produit sur les bancs de l’école.

En effet, c’est lors d’un projet « innovation », qu’elles ont mené avec dix autres étudiants dans le cadre de leur master, qu’elles ont trouvé cette idée: « Le véganisme est en pleine expansion. Nous avons réalisé que ce qui manquait le plus dans le quotidien alimentaire des personnes véganes, c’est l’œuf, un aliment qu’on peut retrouver dans chaque repas, du petit déjeuner au dîner, dans les plats sucrés et salés. Nous avons décidé d’en faire un. Une idée un peu folle. »

Les Merveilloeufs

D’ingénieures à entrepreneuses

Après une cinquantaine d’essais, le groupe d’étudiants finit par obtenir un produit qui les satisfait et qui est d’ailleurs consommable sans risque d’allergie, ce qui touche 1 à 2% des enfants d’âge préscolaire. Pour passer d’apprenties ingénieur à entrepreneuses, les jeunes femmes ont reçu le soutien de leur école: « Souvent les élèves ingénieurs apportent de bonnes solutions techniques, mais ne mesurent pas si elles correspondent à un marché. »

Elles ont ainsi bénéficié d’une aide précieuse pour se muer en entrepreneuses et donner corps à leur projet, lancé le 22 novembre dernier. Après un concours auquel elles ont participé en octobre avec succès, elles ont désormais intégré un incubateur nommé Station F, à Paris. Je ne pensais pas avoir le profil d’une entrepreneuse, puis j’ai réalisé qu’il n’y a pas de profil pour entreprendre », conclut Philippine.