Orange et Proximus vont partager leur réseau pour assurer une couverture de qualité en Belgique

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Belga / J. A. Gekiere
Proximus et Orange Belgium ont signé jeudi un document en vue de conclure un accord de partage du réseau d’accès mobile d’ici la fin de l’année. Une co-entreprise, détenue à 50% par chacun des deux opérateurs télécoms sera créée dans ce but.

Cette démarche vise à permettre aux deux entreprises de répondre à la demande croissante des clients en matière de qualité de réseau mobile et d’une meilleure couverture intérieure. Cela permettra également un déploiement plus rapide et plus complet de la 5G en Belgique, assurent-elles. Le partage en question comprend également les technologies 2G, 3G et 4G.

Sous réserve de l’accord définitif, le réseau d’accès mobile partagé (pylônes, antennes, radios, stations de base, etc.) sera planifié, construit et exploité par la nouvelle co-entreprise, détenue à parts égales par Proximus et Orange. Cette dernière ne sera par contre pas chargée du coeur du réseau et du spectre. Chacun gardera ainsi sa propre stratégie sur la puissance du signal émis par exemple.

Garantir des investissements durables

Toutes les modalités de l’accord, y compris le modèle organisationnel de la nouvelle société, seront définies plus en détail dans les prochains mois. Le but est de le conclure d’ici la fin de l’année et d’entamer les travaux préparatoires au premier trimestre 2020. Il est actuellement question de 70 à 80 travailleurs de Proximus qui rejoindraient cette nouvelle entité, selon une source proche du dossier.

En partageant certaines parties de l’infrastructure d’accès au réseau mobile, les opérateurs entendent accroître l’efficacité de l’exploitation du réseau et garantir des investissements durables dans les nouvelles technologies, avancent-ils. Cela réduira en effet le nombre de sites d’antennes, et par conséquent l’encombrement visuel, et permettra de réaliser une réduction de la consommation totale d’énergie d’environ 20%. Les coûts de gestion et d’entretien du réseau seront également moins élevés.

Mécontentement des syndicats

Cette annonce est indépendante du plan de restructuration annoncé en début d’année chez Proximus, qui prévoit le départ de 1.900 personnes, glisse-t-on par ailleurs en coulisses.

Cette annonce n’a pas été accueillie positivement du côté des syndicats de Proximus. Ils évoquent un «démantèlement» de l’entreprise. La manière de procéder, sans que les représentants des travailleurs n’aient été avertis au préalable, est «une mise à mal du dialogue social» au sein de Proximus, a dénoncé Laurent Malengreau, de la CGSP.

Le ministre fédéral des Télécommunications, Philippe De Backer (Open Vld), s’est quant à lui dit «vigilant» par rapport à une «concurrence suffisante» sur le marché belge des télécoms.