Julie Zenatti et Chimène Badi vous invitent dans un voyage plein d’émotions

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Les 1er et 14 décembre prochains, Chimène Badi et Julie Zenatti seront sur scène à Liège et à Mons pour interpréter des chansons de leur album « Méditerranéennes ». Un album qui invite au voyage musical à travers des sonorités méditerranéennes.

Comment décide-t-on de faire un album en duo?

Julie Zenatti : On se laisse guider par ses envies. J’aime beaucoup Chimène, sa voix, son travail. J’avais eu la chance de collaborer avec elle précédemment et on a beaucoup chanté ensemble. On a une relation un peu particulière, on est des vraies amies en dehors de la scène. Et quand j’ai eu envie d’aborder l’héritage, la Méditerranée, j’ai directement pensé à elle.

Comme le nom de votre album vous l’indique, votre album prend la connotation de la Méditerranée, pourquoi ?

J : D’abord par envie. Aussi parce que j’ai eu envie d’en dévoiler un peu plus, de raconter l’histoire par rapport à son début. Je voulais un album qui parle de l’héritage. Par le passé, j’avais déjà parlé de mes origines, notamment dans D’où je viens ou Ensemble. Aujourd’hui, j’avais envie de raconter l’histoire méditerranéenne. Surtout qu’on a beaucoup pensé que j’étais canadienne à cause de Notre Dame de Paris, ou encore Corse parce que j’ai habité là-bas.

Est-ce qu’on peut faire un lien entre votre album et la question migratoire ?

J : Dans une chanson on parle de l’exil. Mais l’album fait surtout référence à la Méditerranée, dans le sens où c’est une mer pleine de richesse, mais aussi une mer dans laquelle il y a eu des drames. L’idée était de faire un album humaniste. Je pense qu’il est important de partager d’où l’on vient et ce que l’on est, c’est que qui est propre à la France. La France est un pays métissé avec plein de cultures et il faut le montrer, surtout lorsqu’on a tendance à se renfermer comme le montre l’actualité.

Vous chantez dans plusieurs langues, vous n’avez pas peur de perdre le public ?

J : Pas du tout. Cela fait un an que l’on est en tournée et ce n’est pas le cas. C’est chouette car la musique à un rapport humain. L’important, ce sont les émotions qui sont transmises, peu importe la langue utilisée. Et on peut compter sur des voix exceptionnelles qui travaillent avec nous pour transmettre ces émotions.

En parlant de ces collaborateurs, on retrouve notamment Slimane ou Claudio Capéo. Cela n’a pas été trop dur de les convaincre ?

J : Non vraiment pas. Les artistes qui nous ont rejoints avaient aussi envie de raconter l’histoire de cette France-là. En plus, ils sont généralement eux-mêmes métissés comme je le disais plus tôt. Du coup, c’était presque évident pour eux. Pour aller plus loin, je dirais que ce sont des artistes qui chantent presque tous ce type de chanson. Peut-être que cet album était un peu la pièce qui manquait à leur puzzle.

Est-ce qu’on peut imaginer vous entendre dans d’autres projets communs dans le futur ?

J : Rien n’est impossible. Ce qui est sûr, c’est qu’après cette aventure, le lien qui nous unit est encore plus fort.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de rejoindre le projet de Julie ?

Chimène Badi : Je dirais l’envie que l’on voie dans les yeux de Julie, mais aussi son discours. Elle donne vraiment envie de participer dans la manière dont elle défend ses idées, son projet, dans la manière dont elle parle de son histoire.

Cet album est-il un moyen de reprendre votre histoire depuis le début ?

C : Non, je dirais plus qu’il s’agit d’une suite logique par rapport à ce que j’ai pu réaliser. C’est très cohérent pour moi de raconter tout ce qui est raconté dans ces chansons. Ma participation dans cet album est assez logique par rapport à qui je suis.

Julie a laissé la porte ouverte à une future collaboration, vous seriez aussi partante ?

Oui ! Nous sommes des amies, des artistes qui partagent les mêmes valeurs. On peut donc imaginer qu’il y ait d’autres projets qui nous réunissent de nouveau. En plus, il n’y a jamais de vraie fin dans notre métier, donc j’espère refaire des choses avec elle. Elle m’accompagne depuis que j’ai commencé et j’espère poursuivre avec elle dans le futur.