Les Belges boudent les voitures partagées

AFP

Les Belges sont parmi les Européens les moins prêts à partager leur véhicule entre particuliers et à faire usage d’un système de voitures partagées, selon une enquête d’ING.

Près de neuf Belges sur dix (87%) sondés dans le cadre de l’enquête d’ING déclarent ne pas envisager la voiture partagée comme mode de transport. Ils sont tout de même 4,2% à l’envisager dans l’année qui vient, comme moyen de transport secondaire. Les Belges sont placés à la traîne des utilisateurs de voitures partagées en Europe (3,8% des répondants déclarent les utiliser, contre 8,7% en France par exemple), même comme complément à leur moyen de transport principal (1,6%).

Parmi les obstacles au développement des voitures partagées, l’enquête pointe l’attachement émotionnel des Belges à leur voiture, surtout parmi les jeunes générations (74% des Belges de 18 à 24 ans interrogés attachent une valeur émotionnelle à leur véhicule, contre 43,5% des 55-64 ans), ainsi que des facteurs liés à l’expérience d’usage des voitures partagées et/ou à l’idée que s’en font les utilisateurs potentiels.

Selon l’étude d’ING, le développement des voitures autonomes réduira la demande de nouveaux véhicules après 2025 et permettra de tripler la flotte de voitures partagées entre 2025 et 2035. Les usagers devraient donc avoir plus recours aux voitures partagées mais le système «aura sans doute un autre visage».