2017, une année tempétueuse

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AFP PHOTO / Helene Valenzuela

Dix ouragans se sont succédé dans l’Atlantique, entre août et octobre 2017, semant la mort et causant d’importants dégâts, selon le Groupe de Secours de Catastrophe Français (GSCF). L’année 2017 ne constitue cependant pas un «record», puisque c’est en 2005 que le nombre d’ouragans a été le plus important (15 ouragans dont 7 majeurs).

Franklin, Gert, Harvey, Irma, José, Katia, Lee, Maria, Nate et Ophelia, ce sont les noms des dix ouragans consécutifs qui ont évolué dans l’Atlantique Nord entre août et octobre 2017. Avec un total de 17 événements, sept tempêtes tropicales et dix ouragans dont six majeurs, c’est-à-dire atteignant ou dépassant la catégorie 3 dans l’échelle de Saffir-Simpson (graduée en cinq niveaux d’intensité), 2017 fait clairement figure d’année agitée.

«Trois grands ouragans à fort impact se sont suivis de près dans le bassin de l’Atlantique Nord. Harvey, qui a évolué en août, a cédé sa place à Irma et Maria en septembre. Harvey a atterri au Texas alors qu’il était classé en catégorie 4 et a stationné à proximité des côtes pendant plusieurs jours, provoquant des précipitations extrêmes et de graves inondations», explique l’Organisation Mondiale de Météorologie (OMM).

Chaleur et humidité

L’énergie cyclonique – qui sert à exprimer l’intensité globale et la durée d’un cyclone – accumulée cette année est interpellante, deux des trois scores les plus élevés ayant été enregistrés en 2017 et 2010. Or c’est la chaleur et l’humidité, conséquence directe du réchauffement climatique, qui donnent de l’énergie aux systèmes cycloniques.

Selon l’équipe d’experts de l’OMM chargée des incidences du climat sur les cyclones tropicaux, «même s’il n’existe pas de preuve manifeste que les changements climatiques ont une incidence sur la fréquence des ouragans, tout semble indiquer que les changements climatiques dus aux activités humaines sont responsables d’une intensification des pluies et que l’élévation du niveau de la mer observée actuellement exacerbe les conséquences des ondes de tempête.»

L’Europe n’a pas été épargnée par les tempêtes. Cinq ont touché le continent cette année (Egon, Leiv, Zeux, Ophélia et Ana) alors qu’aux États-Unis, la saison des tornades a été la plus active que le pays ait connue depuis 2011, avec un total préliminaire de 1.321 tornades pour la période de janvier-août. Le nombre de tornades enregistrées en janvier était lui le deuxième plus élevé jamais observé.

SOURCEBelga
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