Les plaintes pour des discriminations liées au genre ont doublé

Les plaintes relatives à des discriminations fondées sur le sexe ou le genre auprès de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes ont doublé l’an dernier.

Le nombre total de signalements reçus par l’Institut a à nouveau augmenté l’année dernière (549, soit +18% par rapport à 2015). Ces signalements sont répartis en deux catégories: les demandes d’informations (231) et les plaintes (318). La hausse du nombre de signalements enregistrés est principalement due à l’augmentation du nombre de plaintes par rapport à 2015 (+49%).

La plupart des signalements ont été introduits par des femmes (59%) et concernent la discrimination liée à l’emploi (35%). «Les chiffres démontrent que la position de la femme sur le marché du travail reste vulnérable», commente l’Institut. Ce dernier cite l’exemple «classique» d’une femme licenciée en raison d’un grossesse.

 

Un cas de discrimination sur sept concerne les transgenres

Mais d’autres existent. Une femme ayant un enfant peut par exemple se voir refuser un poste parce que son employeur l’estime moins flexible, être licenciée à la suite d’absences dues à une grossesse difficile ou ne plus être traitée comme membre de l’équipe après une demande de temps partiel. De plus, des différences de salaires persistent entre hommes et femmes pour les mêmes tâches. Au total, 38% des signalements relatifs au domaine du travail concernent la discrimination à la grossesse ou à la maternité.

Enfin, près d’un signalement sur sept l’an dernier concernait une discrimination envers des personnes transgenres. Les signalements à ce sujet ont augmenté de 23% en un an, poursuivant une tendance à la hausse depuis 2014. Ils concernaient principalement l’accès aux soins de santé, des problèmes avec les compagnies d’assurances et le contexte professionnel.