Des sextoys emballés par des prisonniers dans une prison de Grasse

Cinq détenus placés à l’isolement dans la prison de Grasse ont été affectés à l’emballage de sextoys. Une activité qui a beaucoup fait parler d’elle, alors que quatre d’entre eux étaient incarcérés pour des faits de moeurs.

Certains prisonniers ont décidément des activités particulièrement diversifiées. Alors qu’en mai 2015, la prison de Maubeuge dévoilait une fresque de douze mètres représentant la mythologie égyptienne peinte par les détenus, dans l’Etat de Californie, ces derniers venaient prêter main forte aux pompiers professionnels. En Hongrie, les portes de la prison de Debrecen se sont ouvertes à la garde de chiens tandis qu’un refuge a carrément été installé au sein de l’établissement de haute sécurité de Monsanto au Portugal.

Condamnés pour affaires de moeurs

A Grasse, dans les Alpes-Maritimes, quelques détenus se sont vus confier une mission un peu particulière… emballer des sextoys pour le compte de la société Easy Love. Une tâche qui concerne cinq prisonnier placés en isolement et qui a fait quelque peu parler d’elle. Pour le représentant local du syndicat FO-Pénitentiaire, Hervé Sagaud, l’activité est d’autant plus gênante que quatre d’entre eux sont « incarcérés pour des affaires de moeurs » comme le rapporte Nice-Matin.

Un « passe-temps » irrespectueux également pour les victimes de ces détenus comme il le rajoute et qui ne sert pas forcément la cause de leur guérison:  « Je ne suis pas sûr, qu’en termes de thérapie pour des personnes malades, ça aille dans le bon sens. » Face à la polémique, l’atelier aurait été finalement été fermé vendredi quatre jours après le début de ses activités comme le rapporte France 3 Côte-d’Azur.


Polémique sextoys prison de Grasse