En 6 minutes, votre smartphone peut vous dire si vous allez mourir bientôt

En 6 minutes, votre smartphone peut vous dire si vous allez mourir bientôt
Ph. Pexels

Six petites minutes. C’est tout ce dont a besoin votre smartphone pour prédire si vous aurez trépassé d’ici 2027. Comment ? En récoltant vos données sur une courte marche.

Aussi efficace et précis que les capteurs

Plusieurs études sur les risques de mortalité ont mis en évidence l’importance de l’activité physique. Et des chercheurs de l’Université de l’Illinois ont démontré que le risque de mortalité pouvait être évalué grâce à nos smartphones. Il ne leur faudrait qu’un échantillon basé sur six minutes de marche pour collecter toutes les données nécessaires à cette analyse.

Pour arriver à cette conclusion, ils se sont basés sur une vaste étude britannique menée avec plus de 100 000 participants adultes sur quinze ans. Muni de capteurs aux poignets, chacun avait mesuré son activité pendant une semaine (intensité de la marche, activité cardiaque…). Les chercheurs ont ensuite eu accès aux registres de décès pour voir qui avait passé l’arme à gauche dans les cinq années qui ont suivi.

Grâce à toutes ces données, ils ont ensuite établi un algorithme capable de prédire, avec la même précision, le risque de mortalité sur base d’une courte séance de marche. Les capteurs des smartphones suffisent, expliquent-ils, pour récolter les données nécessaires.

« Une grande avancée »

« Pour de nombreuses maladies, en particulier les maladies cardiaques et pulmonaires, on observe un schéma très caractéristique selon lequel les gens ralentissent pendant de courts intervalles lorsqu’ils sont essoufflés, puis accélèrent à nouveau », explique Bruce Schatz, auteur principal de l’étude publiée jeudi dernier. Et grâce à leur modèle, les scientifiques n’ont besoin que de six minutes de marche par jour pour détecter ce schéma.

« Notre travail marque une grande avancée en matière d’équité en santé », commente le chercheur. « Aujourd’hui, les smartphones sont omniprésents. Démontrer qu’ils peuvent prédire la mortalité aussi précisément que les méthodes existantes [capteurs], cela signifie que des monitorings santé sont désormais réalisables à l’échelle d’une population. »