Trois stratégies à adopter pour continuer de voyager malgré la hausse des prix des billets d’avion

Trois stratégies à adopter pour continuer de voyager malgré la hausse des prix des billets d’avion
Ph. seb_ra / Getty Images©

1. Privilégier le long-courrier et les vols vers l’Amérique latine

Vous rêvez depuis des lustres de visiter en vrai le Corcovado et d’apercevoir le Christ Rédempteur de Rio de Janeiro, sinon de vous plonger dans l’ambiance chaleureuse de Buenos Aires en Argentine ? C’est le moment de se lancer.

Bien sûr, le budget sera plus coûteux qu’avant la crise. En comparaison à 2019 (année de référence puisqu’elle précède le déclenchement de la crise sanitaire), les prix des billets d’avion au départ de la France sont en augmentation de 37,7 % en juillet par rapport au même mois il y a trois ans. Cependant, avec l’Afrique subsaharienne (+7,7 %), l’Amérique latine constitue la destination qui affiche la hausse tarifaire la plus mesurée, limitée à +18,8 %. En deuxième choix, il faut porter son attention sur le Canada et les États-Unis (+24,7 %).

À l’inverse, les tarifs ont explosé vers les destinations de l’Asie-Pacifique (+45,4 %), mais aussi vers l’Afrique du Nord et les pays de la région du Levant, comme la Jordanie et le Liban. Outre la reprise du trafic de loisir et la flambée des prix du pétrole, l’allongement des temps de parcours en raison de la guerre en Ukraine, mais aussi les limitations de déplacement qui subsistent encore dans certaines destinations expliquent la hausse des prix des billets d’avion.

2. Miser sur l’automne

Avant la crise, plus que l’été indien, l’automne constituait déjà un bon plan pour payer moins cher un voyage. Compte tenu du contexte économique, le conseil a encore davantage de valeur. Aux États-Unis, l’appli Hopper qui réunit des bons de réduction à valoir sur des nuits d’hôtel ou des billets d’avion a calculé que le prix du voyage dégringolerait de 40 % au cours des premières semaines de la saison automnale.

Outre-Atlantique, le tarif d’un vol intérieur aller et retour a déjà baissé de 25 % au mois d’août par rapport au pic relevé au mois de mai dernier. Aussi, un aller/retour international au départ des États-Unis prévu pour septembre ou octobre affiche déjà un prix en recul, de 19 % en moyenne par rapport aux prix de cet été. D’après l’appli Hopper, au départ du pays de l’oncle Sam, les meilleurs bons plans se chinent du côté de Grenade en Espagne, Zurich en Suisse, de Prague en République tchèque, de Male aux Maldives et de Bali en Indonésie.

Toutefois, si ces données sont de bons indicateurs pour choisir une prochaine destination de vacances, il faut rappeler que l’Euro a perdu 12 % de sa valeur face au dollar depuis le début de l’année, ce qui prescrit aussi certaines destinations comme plus avantageuses pour les voyageurs américains… Pour autant, depuis des données publiées par Skyscanner dans le quotidien d’Abou Dhabi The National News jusqu’à un rapport du New York Times, nombre de sources s’accordent en tout cas pour indiquer l’automne – et notamment le mois d’octobre, comme le bon plan pour s’envoler vers d’autres contrées…

3. Adhérer au programme de fidélité des compagnies aériennes et rester vigilant quant aux offres de dernière minute

Si Ryanair ne proposera plus de « super promos » avec des billets d’avion d’une valeur de 1 à 10 euros durant plusieurs années, d’après l’annonce de son patron Michael O’Leary confiée à la BBC, cela ne signifie pas qu’il n’existera plus de bons plans pour voler moins cher. Dans cette optique, il n’est pas inutile de lorgner du côté des programmes de fidélité des transporteurs.

Par exemple, la Singapore Airlines vient de relancer son programme KrisFlyer (interrompu au moment de la crise sanitaire) et propose des rabais sur des itinéraires internationaux programmés au mois de septembre. On peut espérer obtenir jusqu’à 30 % d’économie sur un siège en classe éco ou en premium éco, à condition donc d’échanger ses miles. Chez United, la promotion prend une autre forme : on obtient des miles bonus quand on réserve certains itinéraires.