Le «philantourisme», une nouvelle tendance voyage en 2022

Le «philantourisme», une nouvelle tendance voyage en 2022
Ph. Unsplash

Globe-trotter ou globe-trotteuse dans l’âme, vous êtes bien décidé à donner dans le « revenge travel » dès que vous le pourrez. Mais pas question pour autant de mettre le cap sur n’importe quelle destination. Adepte du slow-tourisme, vous avez également à cœur de rester fidèle à vos valeurs et de mettre à profit votre engagement solidaire.

Une nouvelle tendance

Si vous avez décidé de participer à une mission de sauvetage pour préserver les tortues de mer ou de faire du bénévolat sur votre prochain lieu de voyage afin de soutenir une ville ou une région récemment éprouvée par une catastrophe naturelle ou pour la pandémie, alors vous donnez dans le « philantourisme ».

Mentionné par l’application d’apprentissage Babbel parmi les termes du tourisme durable à retenir pour l’année 2022, ce néologisme encore très peu utilisé en France est issu des termes « philanthropie » et « tourisme ». Il désigne tout simplement une volonté de voyager tout en réalisant une action sociale ou environnementale, par exemple en décidant de visiter des pays en crise dont l’économie repose essentiellement sur le tourisme.

Essort du « tourisme régénératif »

Dans la même veine, on parle aussi de « regenerative tourism » ou « tourisme régénératif », qui consiste à visiter un endroit tout en essayant de le laisser dans un meilleur état que celui où on l’a trouvé. « Cela signifie reconnaître qu’il est possible d’aller au-delà de l’atténuation des impacts négatifs et de générer des avantages sociaux et environnementaux positifs pour les personnes et les lieux lors de l’élaboration d’actions touristiques », décrit l’application Babbel.

Nettoyer un site naturel de ses déchets (plages, parcs, etc.), privilégier les rencontres avec les locaux ou encore opter pour un logement écoresponsable s’inscrivent dans ces démarches de tourisme régénératif. Les villes agissent aussi pour promouvoir ce type de tourisme. Barcelone et d’Amsterdam ont par exemple mis en place une réduction des hébergements touristiques (notamment ceux proposés sur la célèbre plateforme Airbnb), dans le but de limiter le tourisme de masse.