Comment est-ce que les habitudes de voyage prises lors de la crise sanitaire sont (presque) devenues la norme?

Comment est-ce que les habitudes de voyage prises lors de la crise sanitaire sont (presque) devenues la norme?

Avouons que depuis de nombreux mois la Covid-19 ne fait plus partie de nos discussions. Si le masque est tombé pour de nombreuses personnes, on peut encore repérer les stigmates de la crise sanitaire quand il s’agit d’aborder la question du voyage.

A en croire une étude du voyagiste sur-mesure Tourlane réalisée par l’institut YouGov, les baroudeurs ont intégré dans leurs nouvelles habitudes des choix qui étaient à l’origine temporaires, et bien souvent une forme de protection face aux contaminations. En 2023, 68 % des Français ont par exemple prévu de choisir une destination où ils pourront passer leurs congés en plein air. Des chiffres qui ne devraient pas être bien différents si l’on posait la question chez nous, de l’autre côté de la frontière. Une majorité de voyageurs ont ainsi bien gardé en tête qu’en restant dehors, ils diminuent les risques de contracter ce virus qui a fait plus de 6,5 millions de morts dans le monde.

Des réservations flexibles

Même si la proportion est en baisse de 15 points par rapport à 2022, une frange non négligeable de voyageurs tricolores, soit 38 %, prévoit toujours d’opter pour des conditions de réservation flexibles lorsqu’ils choisiront leurs vacances l’année prochaine. Quant à la question de la destination, ce n’est presque pas une surprise de savoir qu’ils (30 %) préféreront un pays désigné comme sûr, distingué par des directives de sécurité et d’hygiène claires. Plus étonnant, 14 % de répondants ont révélé vouloir une destination qui impose des conditions d’entrée strictes, avec vaccin et test à l’arrivée. Pour autant, le voyage en van qui avait incarné cette forme de liberté et permettait la distanciation sociale n’a plus la cote ! Seuls 5 % de Français envisagent ce type d’évasion pour l’année prochaine tandis que seuls 5 % voudront voyager en solo.

La question climatique prépondérante

Au plus fort de la crise sanitaire, la question de l’urgence climatique est aussi devenue prépondérante, générant souvent de la rétrospection pour un grand nombre de voyageurs. Repérer une destination lointaine et/ou hors des sentiers battus est ainsi devenu une quête pour une minorité (18 %). Pour autant, le tourisme durable doit encore largement recruter ses adeptes. Pour les projets d’évasion de 2023, seuls 12 % de touristes français choisiront un voyagiste qui a pris des engagements durables. Par ailleurs, 70 % de répondants aimeraient monter à bord d’un vol long-courrier pour passer des vacances loin de chez eux. Les Etats-Unis incarnent d’ailleurs la deuxième destination la plus citée comme projet pour 2023 (15 %), derrière l’Espagne, et devant l’Italie et le Portugal.