Quels sont les réels bienfaits du «Dry January»?

Le «Dry January» consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier
Le «Dry January» consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier - Belga image

Qui dit nouvelle année, dit nouveaux objectifs. Et pour certains ça commence par le « Dry January ». Ce défi consiste à ne pas boire d’alcool pendant tout le mois de janvier. L’expérience apparue au Royaume-Uni en 2013 séduit chaque année plus d’adeptes. Moyen idéal de faire une pause ou d’éliminer les excès de fin d’année, nombreux sont ceux qui tentent l’expérience. Mais quels sont les réels bienfaits d’un mois sans alcool ?

À court terme : notre santé s’améliore

Selon Mickaël Naassila, président de la Société française d’alcoologie, une pause avec l’alcool permet, entre autres, d’améliorer sa pression artérielle, de baisser son cholestérol et d’avoir une meilleure qualité de sommeil. Une étude menée en 2018 au Royaume-Uni montre aussi qu’un sevrage permet de perdre jusqu’à 2 kg, de réduire de 30 % les risques associés au diabète et de diminuer les facteurs liés au cancer dans le sang.

À moyen terme : on boit moins

Le principal bénéfice de ce mois sans alcool est sans doute de nous faire réfléchir à notre consommation. L’alcool est dangereux pour la santé dès la première goutte, rappelle l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) en France : «  Une faible consommation d’alcool n’est pas bénéfique pour la santé. Il n’existe pas de seuil en dessous duquel la consommation d’alcool est sans risque ». Arrêter de boire de l’alcool permet de prendre conscience de sa consommation. « Six ou huit mois après le ‘Dry January’, la proportion des personnes qui boivent à des niveaux dangereux a diminué de 50 % », explique le docteur Gautam Mehta sur la BBC.

À long terme : rien n’est prouvé

Les effets à long terme d’un mois sans alcool sont plus difficiles à mesurer. « Pour avoir un vrai bénéfice sur la santé, les gens devraient boire de façon modérée tout au long de l’année. Le ‘Dry January’ n’a probablement pas d’effet à long terme à lui seul », estime le professeur de psychologie biologique Marcus Munafo sur la BBC. « Le Dry January » n’est sûrement pas suffisant pour améliorer notre santé sur le long terme. Mais il est un bon moyen de réfléchir à sa consommation et peut-être de la diminuer ?

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