Marche, langage, développement: les impacts édifiants de la pandémie sur les bébés Covid

Marche, langage, développement: les impacts édifiants de la pandémie sur les bébés Covid
Ph. Unsplash

Covid ou non, chaque enfant évolue à son rythme. Que ce soit en termes de langage ou de motricité, la rapidité des apprentissages varie de l’un à l’autre. Néanmoins, les confinements successifs ont bel et bien eu des conséquences sur le développement des bébés, pointe une étude irlandaise, publiée mi-octobre dans le British Medical Journal.

Des retards de développement…

Les bébés nés en 2020 ont vécu des mois isolés au sein de leur famille, ou tout au mieux en contact avec leur « bulle ». Et ce manque d’interactions sociales a des effets sur leurs compétences communicationnelles, notamment : prononcer ses premiers mots, montrer quelqu’un ou quelque chose du doigt…

À titre d’illustration, 94,5 % des bébés pré-pandémie étaient capables de dire ‘au revoir’ avant leurs 12 mois. Les « bébés covid », eux, n’étaient que 88 %. Autre exemple : 93 % des enfants nés avant 2020 parvenaient à montrer un objet du doigt à un an, contre 83 % chez les bébés nés après l’apparition du coronavirus.

À l’inverse, les bébés confinés semblent avoir plus rapidement développé leur capacité motrice. En effet, ils ont rampé plus vite que leurs prédécesseurs. Cela s’explique, selon les chercheurs, par le temps passé à explorer l’intérieur de la maison.

Mais rien d’irrattrapable

Les différences sont toutefois minimes. Et surtout, à cet âge, les retards d’apprentissage se rattrapent très vite. « Les bébés sont résilients et curieux par nature », rassure la docteure Susan Byrne, neurologue pédiatrique au Royal College of Surgeons en Irlande, et autrice principale de l’étude. Et si les parents s’inquiètent, la chercheuse conseille de multiplier les activités de lecture et de socialisation avec leurs jeunes enfants.

Il faudra toutefois des études à plus long terme (au moins jusqu’à l’âge scolaire, selon la scientifique) pour affiner ces conclusions. D’autant plus que, réalisées en plein confinement, elles se basent sur les données communiquées par les parents eux-mêmes, issus de leurs propres observations.