La campagne de vaccination contre la Covid-19 démarre ce lundi: que sait-on des nouveaux vaccins adaptés?

La campagne de vaccination contre la Covid-19 démarre ce lundi: que sait-on des nouveaux vaccins adaptés?
Belga image

Cette nouvelle campagne de (re)vaccination s’adresse en priorité aux personnes plus susceptibles de développer une forme grave de la Covid-19, c’est-à-dire celles qui sont immunodéprimées, âgées de 65 ans et plus, les professionnels de la santé et les 50-64 ans. « Une attention particulière est également accordée aux femmes enceintes », précise le cabinet de la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale.

Pour cette campagne automnale, ce sont de nouveaux vaccins, adaptés au variant Omicron, qui seront injectés. Disponibles dès lundi dans les centres de vaccination, ils seront livrés dans le courant de la semaine aux pharmacies partenaires et disponibles pour les médecins généralistes, signale la ministre wallonne.

Que sait-on de ces sérums ?

Moderna et Pfizer ont à nouveau utilisé la technologie dite à ARN messager et il s’agit de mises à jour de leurs vaccins de base. Ceux-ci luttent contre la souche originelle de la maladie, mais aussi contre Omicron, qui est désormais largement dominant. Ils s’adressent aux plus de 12 ans qui ont déjà été vaccinés.

« Les avis positifs rendus aujourd’hui par l’Agence européenne des médicaments sur les deux premiers vaccins à ARNm adaptés aux variants, de BioNTech-Pfizer et Moderna, sont importants pour protéger les Européens contre le risque probable de vagues de contaminations automnales et hivernales », a détaillé le régulateur européen.

Ces nouveaux vaccins ciblent en priorité le sous-variant d’Omicron BA. 1. Toutefois, d’ici mi-septembre, Pfizer devrait mettre au point un autre sérum qui ciblerait les lignages BA. 4 et BA. 5, qui sont dominants dans le monde. Les différents laboratoires rendent des avis positifs sur les sérums. Moderna affirme que les anticorps contre Omicron ont été multipliés par 8 par rapport à leur niveau avant l’injection, comparé à une multiplication par 4 seulement avec un rappel utilisant le vaccin initial.

Une utilité « évidente »

« L’utilité de ces nouveaux vaccins paraît relativement évidente. Si on compare à ce que l’on fait, par exemple, pour le vaccin de la grippe, quand le virus de la grippe mute et change, on change de vaccin contre ce virus. On est dans le même contexte. C’est une mise à jour », explique l’immunologue Jean-Daniel Lelièvre à nos confrères de franceinfo.

Selon l’expert, on risque malgré tout d’assister à une nouvelle vague de contaminations cet automne : « Malheureusement, il n’y a pas de raison de ne pas s’attendre à un scénario similaire. La bonne nouvelle dans les méfaits climatiques, c’est que les températures élevées semblent moins promouvoir la transmission du virus. Mais très rapidement, elles vont baisser. On va reprendre les contacts à l’intérieur des établissements scolaires, à l’intérieur de toutes les structures de travail, dans les transports en commun. Et donc, malheureusement, il est très probable que l’épidémie reparte. »

Les informations pratiques

En Wallonie, un peu plus de 111.000 rendez-vous ont été pris pour une injection, selon le cabinet de Mme Morreale. Vingt-deux centres de vaccination rouvrent leurs portes dès lundi en Wallonie et environ 80 au nord du pays. À Bruxelles, des équipes mobiles sont également déployées, au côté de quatre centres de vaccination.

À partir du 19 septembre, près de 200 pharmacies participantes en Wallonie s’ajouteront à l’offre.

Plus de 700.000 invitations ont été envoyées à tous les Wallons de plus de 65 ans remplissant les conditions de revaccination. Le personnel soignant sera, lui, pris en charge par les hôpitaux tandis que les maisons de repos, structures résidentielles de santé mentale et pour personnes en situation de handicap vaccineront directement leurs résidents.

Dans un second temps, les personnes de 50 à 64 ans seront également invitées à se faire vacciner.

Pour les personnes qui n’ont pas reçu d’invitation à se faire piquer ainsi que celles qui souhaitent une nouvelle injection sans faire partie du public prioritaire, soit grosso modo les 18-49 ans, la possibilité est offerte en Wallonie via la plateforme Qvax. En cas de plages disponibles, les personnes inscrites pourront être appelées.

Le dispositif wallon doit permettre de vacciner environ 184.000 personnes par semaine.