Elle fait une réaction allergique à son propre bébé: «C’est horrible pour une mère!»

Elle fait une réaction allergique à son propre bébé: «C’est horrible pour une mère!»
Ph. Instagram

Fiona Hooker est, à l’âge de 32 ans, l’heureuse maman de deux enfants. Mais si tout s’est très bien passé pour sa première fille, qui a désormais 3 ans, la seconde grossesse a été beaucoup plus compliquée. En effet, lorsqu’elle a atteint 31 semaines, la maman a constaté que des taches rouges et boursouflées apparaissaient sur son corps. Celles-ci ont été de pire en pire, jusqu’à provoquer d’intenses démangeaisons.

Une grossesse sans accroc, mais…

C’est alors que Fiona s’est décidée à aller voir un dermatologue, qui s’est montré aussi rassurant que possible en expliquant que le corps pouvait parfois avoir de drôles de réactions en fin de grossesse. Pas suffisant pour rassurer la Britannique, qui sent bien qu’il ne s’agit pas de simples dérèglements dans son corps.

Elle décide alors, à un mois de son accouchement, de se rendre à l’hôpital, où les médecins mettent à nouveau ses symptômes sur le compte de l’anxiété qui précède l’accouchement. Le bébé va bien et quelques semaines plus tard, il pointe le bout de son nez sans souci. Malheureusement, c’est la santé de la maman qui se dégrade. Les plaques présentes sur son corps deviennent des cloques, et les médecins réalisent que Fiona souffre de pemphigoïde gestationis, une maladie auto-immune rare qui touche une femme enceinte sur 20.000 à 50.000.

« Un choc »

«  Quand j’ai été diagnostiquée, cela a été un choc. D’abord parce que c’est une affection rare et qu’elle me tombait dessus. Ensuite, parce que j’avais le sentiment d’avoir été allergique à mon propre bébé. C’est horrible pour une mère », confie-t-elle. Et de fait, cette pathologie provoque une rupture de la tolérance immunologique entre mère et fœtus. Le corps se met à produire, par erreur, des anticorps contre lui-même. Cette maladie s’explique par une réaction à un gène présent dans l’ADN de Barney.

Durant six mois, la jeune maman a été contrainte de suivre un traitement à base de corticoïdes par voie orale et cutanée. Elle a ensuite pris la décision, en accord avec son mari, de ne plus avoir d’enfants. Cette maladie peut se développer à nouveau lors des grossesses suivantes, ce que le couple veut éviter à tout prix.