Comment vivre le mieux possible les étapes d’une fécondation in vitro (FIV)?

Comment vivre le mieux possible les étapes d’une fécondation in vitro (FIV)?
Ph. Unsplash

La semaine dernière, Jennifer Aniston a évoqué avec beaucoup d’émotion et de sincérité son « parcours difficile » pour essayer, en vain, de tomber enceinte grâce à la Fécondation In Vitro (FIV). « Je suis passée par les FIV, je buvais des thés chinois. J’ai tout tenté. J’aurais tout donné si quelqu’un m’avait dit : ’Congèle tes ovules. Rends-toi service’. Vous n’y pensez juste pas. Donc me voilà aujourd’hui. C’est trop tard », a-t-elle confié.

Un parcours qui peut être éprouvant

Depuis la fin des années 1970, des millions de femmes ont déjà eu recours à la FIV. Selon la RTBF, plus de 8 millions d’enfants dans le monde sont nés de cette manière. En Belgique, un couple sur six consulterait un médecin pour des troubles de fertilité. Certains se tournent vers la FIV. Il faut dire qu’en Belgique, jusqu’à l’âge de 43 ans, les femmes ont droit à six tentatives de fécondation qui sont remboursées par leur mutuelle.

Le parcours d’une FIV peut être déstabilisant et éprouvant. Meg Thomas le sait mieux que personne. Cette coach en fertilité et professeur de yoga et de méditation a eu recours à plusieurs FIV durant cinq ans pour tenter d’être mère. Aujourd’hui, elle donne ses conseils pour vivre au mieux ce parcours.

Entourez-vous bien

Selon Meg Thomas, il est indispensable d’en parler à d’autres afin d’obtenir le soutien émotionnel nécessaire pour traverser cette période. Pour cela, il est d’abord important de connaître toutes les étapes d’une FIV. Il y a notamment l’attente de savoir si vous avez créé un embryon sain. Une autre période éprouvante et stressante est de savoir si on est bien tombée enceinte. Pour la coach, il faut être bien entourée pour vivre cela au mieux. Cela peut être par un coach, un thérapeute ou un ami.

Lorsque vous vous sentirez vulnérable et que vous aurez besoin de soutien, essayez cette phrase : ‘J’ai juste besoin d’en parler et je n’ai pas besoin que tu répares quoi que ce soit, peux-tu juste m’écouter ?’ », conseille, Meg Thomas dans Metro UK.

Pour cela, il faut s’entourer de personnes particulièrement empathiques. « L’empathie est l’antidote. Nous avons besoin d’entrer en contact avec des personnes qui ont de l’empathie – celles qui savent ce que l’on ressent quand on est vulnérable, déçu ou que l’on a le cœur brisé », estime la coach.

Une liste des choses qui font du bien

Meg Thomas explique que lorsque les hormones sont en ébullition, il est parfois difficile de faire preuve de créativité. Elle conseille donc de préparer à l’avancer une « liste d’actions de premiers secours émotionnels ». Il s’agit de choses qui vous feront du bien quand vous serez triste, anxieuse ou stressée. Cela peut être une balade dans la nature ou le fait de tenir un journal, ce qui est important c’est que ces activités soient définies à l’avance.

La coach conseille aussi d’écouter vos intuitions. Si vous sentez qu’il vaut mieux arrêter de fréquenter les réseaux sociaux car le fait de voir des photos de bébés vous rend triste, suivez votre intuition. Même chose par exemple, si votre intuition vous dit qu’il faut mieux changer de clinique de fertilité.

Créez une cérémonie de deuil

Comme cela a été le cas pour Meg Thomas et Jennifer Aniston, parfois les tentatives de FIV ne fonctionnent pas. Si vous décidez d’arrêter votre parcours de FIV sans concevoir de bébé, la coach conseille de créer une sorte de cérémonie de deuil. Par exemple, écrivez une lettre et brûlez-la. Cela vous permettra de reconnaître le parcours que vous avez effectué et de le laisser partir. « La seule façon de surmonter cette épreuve est de vous permettre de la ressentir », conclut Meg Thomas.