Blu Samu à l’affiche de la prochaine Fifty Session: «Ça fait plaisir de pouvoir participer à l’une d’entre elles»

Blu Samu à l’affiche de la prochaine Fifty Session: «Ça fait plaisir de pouvoir participer à l’une d’entre elles»
Ph. Manon Renier

Votre nouvel EP s’intitule « 7 », était-ce pour une autre raison que le fait qu’il contient sept morceaux ?

Blu Samu  : « C’est un chiffre qui a toujours été très présent dans ma vie et que j’aime beaucoup. D’une façon ou d’une autre, il a toujours été lié à mes histoires d’amour. Je prenais le train sur le quai numéro 7 pour rendre visite à mon premier copain, mon second habitait au septième étage et le troisième faisait carrément partie du 77 (un collectif de rap bruxellois, NDLR). Comme cet EP parle de l’amour et est plus introspectif, ça me semblait normal de l’appeler comme ça. »

Vous avez grandi à Anvers avant de déménager à Bruxelles, pour finalement retourner à Anvers. Pourquoi être retournée là-bas ?

« J’ai opéré ce changement durant le confinement parce que je voulais un peu retrouver ma mère. J’ai toujours eu le sentiment qu’il n’y avait pas de possibilités pour travailler à Anvers, ce qui m’avait poussée vers Bruxelles. J’associais aussi beaucoup de mauvais souvenirs à cette ville et je ne l’appréciais donc pas trop. Revenir à Anvers m’a permis de remettre tout à plat dans ma vie et de quitter un peu l’effervescence de la capitale pour être plus relax, c’est aussi l’âge qui a fait que je recherchais d’autres choses. »

L’EP est très divers et contient beaucoup de textures et de couleurs. Estimez-vous que vous êtes encore en recherche d’un style, d’un univers ?

« Pour moi, c’est ça la musique, c’est une éternelle recherche et une expérimentation, même si là on se rapproche fortement de quelque chose qui correspond à mon identité musicale. Le temps fait évoluer la couleur de ma musique, parce que je me base sur mes émotions et sur ce que je traverse. »

Vous chantez pour la première fois en portugais, votre langue natale. Qu’est-ce qui vous a permis de franchir ce pas ?

«   A vant je n’osais pas trop chanter en portugais parce qu’en tant qu’immigrée, je ne me sentais pas légitime de le faire en étant en Belgique. Je voulais également que ça soit parfait donc j’allais vers l’anglais par facilité. J’ai eu un déclic lorsque j’ai écrit ‘Amor’ sans réfléchir, en collaboration avec Sam Tiba. C’est lui qui m’a débloquée parce que ses prods sonnaient exactement comme je le voulais. Il m’a beaucoup inspirée. »

En quoi cet EP parle-t-il d’amour ?

« Il parle de l’amour dans toutes ses différentes formes, en tout cas celles que j’ai déjà connues. Je carbure à cela et je fais toujours les choses avec amour. J’ai grandi croyante, mais un jour j’ai décidé d’arrêter de croire en Dieu et de plutôt croire e n l’amour. Tout cela a un rôle majeur dans m a vie. »

Trouvez-vous que s’exprimer en musique est plus facile que de s’exprimer tout court ?

« Totalement, en général je pense toujours à l’autre et à sa façon de réagir par rapport à ce que je dis. J’essaie d’être conciliante et de ne jamais rentrer dans le conflit, sans quoi je me bloque. Donc le fait de m’exprimer en musique est effectivement beaucoup plus simple et naturel parce qu’il n’existe pas de confrontation directe avec l’auditeur. »

Vous vous produirez mercredi à la Fifty Session, est-ce stressant ou flatteur d’être à l’affiche de ce révélateur de talents ?

« C’est avant tout un plaisir parce que c’est mon premier concert depuis le mois d’octobre. En plus j’adore les Fifty, j’en ai fait beaucoup quand je vivais à Bruxelles. Je savais en m’y rendant que j’allais assister à quelque chose de chill et différent. Ça fait donc plaisir de pouvoir participer à l’une d’entre elles. Je ne ressens pas de stress, mais de l’excitation, c’est une super façon de recommencer. » 

Un rendez-vous culturel 100 % bruxellois

Angèle, Clara Luciani, L’Impératrice, Eddy De Pretto et Loyle Carner ont tous un point commun : ils ont participé à une Fifty Session juste avant de décoller. Véritable révélateur de talents, ce type de soirées permet à Five Oh de mettre en lumière des artistes en lesquels il croit. Force est de constater que les collaborateurs de Five Oh ont le nez fin, tant les noms cités ci-dessus ont explosé en Belgique comme ailleurs dans le monde. Le principe est simple : un rendez-vous privé -uniquement sur invitation donc-, deux artistes, un endroit insolite de Bruxelles qui se transforme rapidement en dancefloor, pour une soirée qui est toujours une franche réussite.

Bonne nouvelle : Metro s’associe à ce super partenaire et vous offrira à chaque Fifty Session des places de concert exclusives !

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