Visé par de nouvelles accusations de viol, Nicolas Hulot annonce quitter la vie publique

Visé par de nouvelles accusations de viol, Nicolas Hulot annonce quitter la vie publique
AFP

L’ancien ministre français et activiste environnemental Nicolas Hulot, visé par de nouvelles accusations d’agression sexuelle et de viol qu’il a dévoilées mercredi et démenties, a annoncé sur BFMTV quitter « définitivement la vie publique ».

Des nouvelles plaintes

« Il y a quelques jours, j’ai appris par cette émission d’investigation qu’à l’issue d’une enquête de quatre ans, ils auraient obtenu, je dirais peut-être même arraché, des témoignages qui me mettent gravement en cause », a expliqué Nicolas Hulot. « Ni de près ni de loin, je n’ai commis ces actes. Ces affirmations sont purement mensongères. Je le dis ici une fois pour toutes, fermement et définitivement », a-t-il poursuivi.

Selon Nicolas Hulot, quatre ou cinq femmes porteraient des accusations contre lui, en plus de la petite-fille de François Mitterrand dont la plainte pour viol avait déjà émergé il y a quatre ans.

« Je suis écœuré »

« Je vais quitter la présidence d’honneur de ma fondation, pour les protéger des salissures (…) Je quitte définitivement la vie publique parce que je suis écœuré », a-t-il déclaré. « Pourquoi pérenniser une notoriété qui me fait subir ce qu’un homme peut subir de pire ? ». « Je quitte mon engagement, je ne m’exprimerai plus, c’est trop lourd payé », a ajouté l’ancien animateur de la télévision devançant la diffusion d’un documentaire télévisé qui donne la parole à des femmes l’accusant « d’« agression sexuelle et de viol » remontant jusqu’à 1989.

Selon francetvinfo, « Envoyé Spécial » diffusera ce jeudi 25 novembre un document dans lequel plusieurs femmes témoignent contre lui.

Une plainte déposée en 2008 classée sans suite

Le parquet de Saint-Malo, tout comme Nicolas Hulot, avait confirmé la plainte pour viol déposée en 2008, mais classée sans suite, les actes dénoncés qui remonteraient à 1997 étant « prescrits ». L’auteure de la plainte était Pascale Mitterrand, petite-fille de l’ancien président, qui avait alors affirmé par l’intermédiaire de ces avocats n’avoir jamais souhaité médiatiser l’affaire.