Vacances et tests en France: qui pourra être remboursé cet été?

Vacances et tests en France: qui pourra être remboursé cet été?
AFP / D. Charlet

Jusqu’à présent, les ressortissants de 30 pays européens (Union européenne, Islande, Liechtenstein, Norvège, Suisse) ont pu se faire rembourser leurs dépistages par l’Assurance maladie française, voire bénéficier du tiers payant dans certains cas.

Une « gratuité » défendue en mai par le secrétaire d’État aux Affaires européennes Clément Beaune, au nom de « l’attractivité touristique, parce qu’on a envie de rester la première destination mondiale, c’est un enjeu économique pour nous ».

L’enjeu n’en valait visiblement pas la chandelle. À quelques jours de la haute saison, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé mercredi que les tests seraient désormais « payants dès le 7 juillet pour les touristes étrangers, à hauteur de 49 € pour les PCR et 29 € pour les antigéniques ».

Un revirement justifié par « une question de réciprocité, sachant que ces tests sont payants dans la plupart des pays pour les Français qui voyagent ».

Nouvel angle d’attaque

Les restrictions visant les touristes augurent d’une mesure plus générale : l’arrêt du remboursement des tests sans raison médicale.

Une manière de pousser les récalcitrants à se faire vacciner sans instaurer d’obligation formelle, tout en limitant les frais pour la Sécurité sociale française, qui devrait dépenser 5 milliards d’euros rien que pour les tests cette année.

L’Académie de médecine a fourni l’angle d’attaque il y a dix jours, en visant les tests « pour convenances personnelles », vite rebaptisés « tests de confort ».

« C’est une piste qui est à l’étude, mais pas tout de suite », a confirmé mardi le ministre de la Santé, Olivier Véran, prenant justement pour exemple un « test de confort » effectué « avant d’aller en discothèque » alors « qu’on n’est pas symptomatique (ni) cas contact ».

Le couperet n’est pas encore tombé car « nous avons encore besoin que chacun puisse se faire tester sans frein » et donc sans « aucun obstacle financier », a dit le ministre de la Santé, qui l’envisage néanmoins « lorsque la vaccination aura été proposée à tous les Français », c’est-à-dire « sans doute en septembre ».