Une nouvelle étude confirme que selfies, retouches et estime de soi ne font pas bon ménage

Une nouvelle étude confirme que selfies, retouches et estime de soi ne font pas bon ménage
Ph. Getty

Les smartphones, et davantage encore les réseaux sociaux, permettent aujourd'hui d'ajouter des filtres en tout genre pour permettre aux utilisateurs de poster des photos sans le moindre "défaut". D'où le fameux culte du visage parfait qui ferait naître de nouveaux complexes chez les adolescents, comme le révèle un sondage réalisé par Edelman pour Dove. On apprend notamment que près des trois quarts des jeunes filles (71%) modifient ou dissimulent une partie de leur corps avant de poster un selfie sur les réseaux sociaux, témoignant des complexes qu'une telle publication peut engendrer.

Faible estime du corps

Près de la moitié des répondantes (48%) qui retouchent leurs selfies seraient également plus susceptibles d'avoir une faible estime de leur corps. Un chiffre bien au-delà de celles qui conservent leurs photos en l'état sans avoir recours à un filtre (28%). Le sondage montre d'ailleurs à quel point les retouches peuvent se révéler chronophages : plus d'un tiers des jeunes filles interrogées déclarent mettre au moins 10 minutes pour optimiser leurs selfies avant de les partager au plus grand nombre sur les réseaux sociaux.

Et il ne s'agit là que des retouches apportées à la photo une fois réalisée, car les adolescentes prennent en moyenne 7 selfies avant d'être satisfaites du résultat et de les poster en ligne. L'étude révèle également que près d'un tiers d'entre elles se coiffent, s'habillent, ou se maquillent spécialement pour prendre une photo ou un selfie, montrant l'importance que peut avoir le regard d'autrui.

Des complextes

A ce titre, le simple fait de se comparer en permanence aux autres peut faire naître de nombreux complexes. Près de trois jeunes filles sur dix (29%) affirment se sentir moins belles après avoir vu des photos de leurs amis sur les réseaux sociaux. Cela peut même avoir des conséquences encore plus néfastes puisqu'une fille sur cinq a déjà manqué l'école en raison de commentaires négatifs reçus sur ces mêmes réseaux sociaux.