Une enfant de 10 ans victime de viol forcée d’aller avorter dans un autre Etat que le sien

Une enfant de 10 ans victime de viol forcée d’aller avorter dans un autre Etat que le sien

Aux Etats-Unis, c’est l’indignation générale depuis qu’une petite fille enceinte de six semaines n’a pas pu se faire avorter dans son Etat. Celle-ci avait été violée en Ohio, où il est désormais illégal de se faire avorter, et elle a donc du se rendre en Indiana.

Depuis dix jours, la moitié des États américains pourrait bientôt interdire l’avortement. Dans une volte-face historique, la très conservatrice Cour suprême des États-Unis a enterré un arrêt qui, depuis près d’un demi-siècle, garantissait le droit des Américaines à avorter mais n’avait jamais été accepté par la droite religieuse.

Sur Twitter, le procureur général de Caroline du Nord, Josh Stein, a qualifié de «folles» les lois interdisant un enfant d’interrompre sa grossesse. «Elle a 10 ans», a-t-il déploré.

Des «havres de paix»

Depuis la nouvelle, certains Etats américains se sont déclarés «havres de paix» pour les femmes ayant besoin de se faire avorter. Les États de la côte ouest, mais aussi de l'Illinois et de Washington DC ont des lois qui protègent le droit à l'avortement. Mais certains veulent désormais aller plus loin et demandent à ce que l’on ne puisse pas aller se faire soigner dans un autre Etat. Le droit à l’avortement est donc désormais plus que jamais menacé aux Etats-Unis, de façon à peine croyable.