Un viol collectif virtuel a-t-il eu lieu dans le métavers?

Un viol collectif virtuel a-t-il eu lieu dans le métavers?
Ph. Pexels

La fin de l’année 2021 a été marquée par l’annonce du métavers du groupe Facebook, qui s’appelle désormais Meta. Le principe est un univers parallèle, numérique, où doivent se fondre les réalités humaines, augmentée et virtuelle.

Mais le concept, qui n’en est encore qu’à ses débuts, fait déjà parler de lui pour ses dérives. Fin décembre, une Britannique d’une quarantaine d’années a mis un casque de réalité virtuelle sur la tête et est entrée dans le métavers via l’application Horizon Venues. Mais dès son avatar est arrivé dans ce monde virtuel, elle affirme que trois ou quatre avatars inconnus avec une voix masculine se sont approchés d’elle et ont commencé à la harceler.

Un viol virtuel ?

Via leur avatar, ces utilisateurs ont touché l’avatar de la femme de « manière inappropriée » et ont fait des commentaires à caractère sexuels. Ils ont également fait des captures d’écran de leur acte. Dégoûtée par cette expérience dans le métavers, l’utilisatrice a retiré son casque de réalité virtuelle pour sortir de cet enfer. Depuis, elle affirme aux médias britanniques qu’elle souffre d’anxiété.

« J’ai été harcelée verbalement et sexuellement. Trois ou quatre avatars masculins, avec des voix d’hommes, ont essentiellement violé mon avatar et pris des photos. Alors que j’essayais de m’enfuir, ils ont crié : ‘ne fais pas semblant de ne pas avoir aimé’ », a-t-elle expliqué.

Les excuses de Meta

L’affaire a fait grand bruit au point que Meta a fait des excuses publiques. « Nous sommes désolés d’apprendre que cela s’est produit. Nous voulons que tout le monde dans Horizon Venues ait une expérience positive et trouve facilement les outils de sécurité qui peuvent aider dans une situation comme celle-ci, et nous aide à enquêter et à agir », a déclaré un porte-parole.

Néanmoins, le groupe a tenu à signaler, très maladroitement, que la femme avait des outils à sa disposition pour faire cesser ce harcèlement sexuel virtuel, comme la possibilité de couper le son et de bloquer ses agresseurs. L’utilisatrice a quant à elle expliqué que cela s’était passé si rapidement qu’elle n’avait même pas eu le temps de penser à mettre en place la barrière de sécurité. « J’étais pétrifiée. C’était surréaliste. C’était un cauchemar ».

Pas la première agression

Meta devra assurément prendre des mesures pour éviter ce genre d’agression dans le métavers. En effet, en novembre dernier, alors que la plateforme était encore en phase de test, une bêta-testeuse avait déjà déclaré que son avatar avait été peloté par un inconnu.