Un taux de recyclage global de 100%? La route est encore longue!

Un taux de recyclage global de 100%? La route est encore longue!
Ph. Pexels

Si nous n’agissons pas de manière décisive, la montagne de déchets augmentera de 70 % d’ici 2050. Il y a trois ans, la Banque mondiale nous avait déjà avertis de ce danger, qui représenterait 3,4 milliards de tonnes de déchets dans le monde.

Le plastique est un coupable majeur. Il provient en effet de matériaux fabriqués à partir de combustibles fossiles qui créent des tonnes de gaz à effet de serre. En plus de ces émissions polluantes, le plastique affecte également la biodiversité : sans doute avez-vous déjà vu les photos choquantes d’oiseaux et de poissons dont l’estomac est bourré de capsules et d’emballages. Enfin, le plastique est immortel et non dégradable, et tant que nous continuerons à le produire sans recyclage, la montagne de déchets et les émissions ne cesseront d’augmenter.

Seulement 10 % de recyclage

Mais ce n’est pas tout : la montagne de déchets est également composée de déchets électroniques, de verre, de textile, de bois, de métal, etc. Une partie est déjà recyclée, mais ce n’est pas suffisant. L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) estime le taux de recyclage de la Belgique à 53,5 %. Mais au niveau mondial, il n’est estimé qu’à 10 % environ, avec une légère marge de manœuvre selon la méthode de calcul.

Dans l’intérêt de l’environnement, de la biodiversité, du climat, de la santé et de la qualité de l’air, il est impératif de réduire cette montagne de déchets. Même l’économie en bénéficierait : plusieurs scientifiques prévoient en effet que le coût économique des dommages causés par cette masse de déchets excédera de loin celui de la transition vers une réduction des déchets.

Initiatives politiques et économiques

Cet objectif peut être atteint non seulement par la réduction de la création des déchets, mais aussi par la réutilisation et le recyclage. Nombreux sont les pays en route vers une économie circulaire, dans laquelle les matières premières sont utilisées, réutilisées et recyclées autant que possible.

L’Australie, par exemple, vise à ce que 100 % de tous les emballages soient réutilisables, recyclables ou compostables d’ici 2025. Les États-Unis entendent également augmenter le taux de recyclage global à 50 % d’ici 2030. L’Europe s’est quant à elle engagée à recycler 55 à 70 % de tout le plastique d’ici 2030.

Mais les entreprises contribuent également à soutenir cette ambition politique. Ainsi, on voit apparaître des emballages plus durables fabriqués à partir de carton ou de papier recyclé et de nombreuses entreprises réfléchissent à la manière d’éviter les emballages en plastique à usage unique. Étant donné que les consommateurs eux-mêmes recherchent l’alternative la plus durable, il est aussi économiquement intéressant pour ces entreprises de faire un choix respectueux du climat.