Un scientifique préconise de «vacciner massivement» les moins de 12 ans

Un scientifique préconise de «vacciner massivement» les moins de 12 ans
Ph. Unsplash

Ce lundi, Israël a annoncé mettre en place à la rentrée scolaire des stands de vaccination contre coronavirus dans les écoles pour renforcer l’immunité des plus jeunes, dans un contexte de hausse des contaminations dans le pays qui autorise la vaccination dès 12 ans. Les élèves de moins de 12 ans devront quant à eux montrer une autorisation parentale pour réaliser un test de dépistage du coronavirus.

La vaccination de tous inévitable

Il faudra cependant peut-être aller encore plus loin dans le futur. C’est l’avis de Sai Reddy, chercheur suisse et professeur assistant au Département des sciences et de l’ingénierie des biosystèmes de l’EPF de Bâle. Dans un article relayé par L’Essentiel, il estime qu’avec l’apparition de nouveaux variants, il est très probable que dans le futur « nous ne puissions plus compter sur la seule vaccination ». Selon lui, toutes les personnes qui ne souhaitent pas être vaccinées finiront par être contaminées tôt ou tard.

Les enfants de moins de 12 ans pourraient devenir des « superdiffuseurs »

Sai Reddy s’est notamment attardé sur le variant Delta, sa charge virale et sa contagiosité. Le scientifique estime que la charge virale de ce variant est telle que toute personne non vaccinée qui le contracte peut devenir un « superdiffuseur » potentiel. Dans ce contexte, lors de la rentrée scolaire, les enfants de moins de 12 ans pourraient aussi contribuer à la diffusion du virus. Il ne se montre d’ailleurs pas très optimiste pour les prochains mois et craint une hausse des cas de Covid-19 cet automne.

Selon le chercheur suisse, la vaccination des enfants de moins de 12 ans sera inévitable pour enrayer la propagation du coronavirus. Sai Reddy préconise ainsi de « vacciner massivement » ce groupe d’âge en soulignant de faire cela dès que la vaccination sera sûre pour eux.

D’autres vaccins dans les prochaines années

Enfin, il a déclaré qu’il fallait s’attendre à des campagnes de vaccination répétées au cours des prochaines années. « Il est très probable qu’un nouveau variant apparaisse et que nous ne puissions plus compter sur la seule vaccination. C’est pourquoi nous devons nous préparer à plusieurs vaccinations au cours des prochaines années, qui seront continuellement adaptées à de nouvelles variantes », a-t-il indiqué.

Dans les prochains mois, le chercheur estime d’ailleurs d’une troisième dose du vaccin sera également inévitable. « Des rapports récents d’Israël et des États-Unis montrent qu’après six mois, les vaccins actuels à ARN messager ne sont efficaces qu’à 60 % contre une infection Delta symptomatique », a-t-il expliqué en soulignant qu’une troisième dose pouvait booster l’immunité et remonter le taux d’efficacité à 90 %.