Un condamné à mort américain pourrait être exécuté dans une chambre à gaz

Un condamné à mort américain pourrait être exécuté dans une chambre à gaz
AFP

Frank Atwood a été condamné en 1987 pour le meurtre d’une fillette de huit ans. Son exécution a été fixée au 8 juin prochain. Pour son exécution, la Cour suprême de l’Arizona laisse deux choix au détenu : l’injection létale ou l’inhalation de gaz mortels. Pour cette seconde option, les autorités pénitentiaires utilisent du cyanure d’hydrogène, l’élément principal du Zyklon-B, tristement associé à l’Holocauste.

Une méthode qui n’a plus été utilisée depuis 23 ans

La méthode n’est pas récente. Sept Etats américains autorisent l’usage de gaz létaux pour exécuter les condamnés à mort. Mais en pratique, cette méthode n’a plus été utilisée depuis 1999 et la plupart des exécutions ont lieu par l’injection de produits chimiques.

La chambre à gaz pourrait néanmoins être utilisée dès le 11 mai prochain pour l’exécution de Clarence Dixon, condamné pour le meurtre d’une étudiante. Comme Frank Atwood, ce détenu avait deux semaines pour choisir sa méthode d’exécution. Comme il n’a pas répondu, les autorités devraient l’exécuter par l’inhalation de gaz mortels.

« Le produit chimique utilisé par les nazis à Auschwitz »

L’utilisation de gaz létaux fait bondir des associations juives. En février, la communauté juive locale avait porté plainte, en vain, pour empêcher les autorités de recourir au cyanure d’hydrogène. « C’est effroyable que l’Arizona ait choisi le Zyklon-B, le produit chimique utilisé par les nazis à Auschwitz pour tuer plus d’un million de personnes », avait expliqué Tim Eckstein, qui préside le Conseil des relations de la communauté juive du Grand Phoenix (JCRC).