Simon, étudiant en médecine, décède après une soirée d’intégration

Simon, étudiant en médecine, décède après une soirée d’intégration
AFP / L. Venance

C’était une soirée qui devait bien se passer et qui s’est achevée par un drame. Que s’est-il passé entre le moment où Simon Guermonprez était à la station de métro Triolo à Villeneuve-d’Ascq peu avant minuit et celui où son corps a été retrouvé sans vie sur l’autoroute A27, vers 1 h du matin ? Un appel à témoins a été lancé par Carole Étienne, la procureure de Lille, dès vendredi, pour tenter de réunir des informations et indices qui permettront de retracer le déroulement des faits, relate la Voix du Nord.

« Les organisateurs ont-ils conscience d’une telle ânerie ? »

Dans des messages postés sur Facebook, la famille de Simon Guermonprez (ses parents et ses deux sœurs) remercie toutes celles et ceux qui leur ont adressé des centaines de messages de soutien. Ils précisent ce qu’ils savent : leur fils a participé jeudi à une soirée avec une trentaine de personnes à Lille. Ils ont appris par un de ses amis que les étudiants étaient incités à boire directement à la bouteille : « Les organisateurs ont-ils conscience d’une telle ânerie même si c’est par tradition ? », écrivent-ils.

Leur fils ne buvait que très peu d’alcool et ne se droguait pas. Il n’était absolument pas suicidaire. Il était sain d’esprit et en pleine possession de ses moyens lorsqu’il a pris le métro avec un ami de sa promotion. Cet ami est descendu à la station Pont de Bois et Simon est allé jusqu’à la station suivante, Triolo. Il a alors fait appel à un Uber seul pour rentrer chez lui. Normalement, il faut une dizaine de minutes pour parcourir la distance entre la station Triolo et Chéreng. Ce n’est que plus d’une heure plus tard que son corps a été retrouvé, en dessous du pont de l’autoroute A27, à 500 mètres de chez lui. « La police enquête sur ce temps très long. Ils ont son téléphone portable pour analyse et ses affaires qui n’ont pas été dérobées », ajoute la famille.

« C’est incompréhensible »

Avec des mots choisis, ses proches lui rendent hommage : « Il était humble et discret, travailleur, brillant dans ses études, dévoué, facile à vivre, sans réels défauts et avait beaucoup de qualités. Nous sommes dans un drame incompréhensible et nous allons devoir être très forts pour surmonter cette épreuve. Nous espérons avoir des explications pour comprendre ce qui s’est passé pour essayer de commencer à faire notre deuil ».

Simon allait fêter ses 20 ans mardi. Il venait d’être admis en deuxième année de médecine.