Refusés d’un vol car leur vaccin n’est «pas valide»

Refusés d’un vol car leur vaccin n’est «pas valide»
Belga / E. Lalmand

Steve et Glenda Hardy, deux Britanniques de 64 et 63 ans, ont été refoulés à l’aéroport de Manchester car leur vaccin n’était « pas valide ». C’est dévastés qu’ils ont témoigné dans les colonnes du Telegraph, alors qu’ils devaient se rendre à Malte pour rendre visite à leur fils, qu’ils n’avaient plus vu depuis un an.

Quand ils se sont rendus à l’aéroport de Manchester vendredi dernier à 3h30 du matin, Steve et Glenda ne se doutaient pas que l’accès au vol leur serait refusé en raison d’une vaccination invalide.

Des possibilités de « différences » avec l’original

La version indienne du vaccin contre la Covid-19 d’AstraZeneca, Covishield, produite à moindre coût, n’est pas autorisée dans l’Union européenne en raison de la possibilité de « différences » avec l’original, avait déclaré en juin dernier l’Agence européenne des médicaments (EMA). Pour près de 5 millions de Britanniques qui ont involontairement reçu ce vaccin, c’est la douche froide, car ils pourraient ne plus être autorisés à partir en vacances à l’étranger.

Ils n’ont pas vu leur fils depuis un an

C’est en mars dernier que le couple de Britanniques a été vacciné à l’AstraZeneca produit en Inde. Quand ils ont voulu prendre l’avion vendredi, la compagnie aérienne TUI, avec laquelle ils devaient partir à Malte, leur a dit que ça ne serait pas possible. C’était leur troisième tentative pour rendre visite à leur fils à Malte, les deux autres voyages ayant été reportés ou annulés à cause du Covid. « Nous n’avons pas vu notre fils depuis qu’il a emménagé là-bas il y a un an. Nos vols ont été remboursés par TUI, mais notre grande crainte est que nous ne sachions tout simplement pas quand nous pourrons aller à Malte », a expliqué Glenda.

« Nous avons fait confiance au gouvernement à ce sujet »

« Quand nous nous sommes fait vacciner, nous l’avons fait parce qu’on nous l’a demandé. Nous avons pris les deux doses, sans savoir ce que nous obtenions. Nous avons fait confiance au gouvernement à ce sujet. Boris Johnson avait déclaré qu’il n’y avait pas de vaccin indien délivré dans ce pays. C’est évidemment un mensonge », déplore Glenda Hardy. « Le problème, c’est que nous ne pourrons pas voir notre fils. Que diable sommes-nous censés faire ? », ajoute-t-elle, dévastée.