Qu’est-ce que le TAS, ce trouble qui apparaît au changement de saison?

Qu’est-ce que le TAS, ce trouble qui apparaît au changement de saison?
Ph. Getty

Le trouble affectif saisonnier (TAS) s’apparente à une dépression. Il est d’ailleurs aussi connu sous les noms de « dépression saisonnière » ou « dépression hivernale récurrente », explique sur son site internet le Royal College of Psychiatrists, qui recommande aux personnes atteintes de ce trouble de consulter.

Comment savoir si vous êtes touchés par le TAS ? Les symptômes qui peuvent être associés à ce problème sont une baisse d’énergie, un manque d’initiative, une baisse d’humeur, de libido ou encore un sentiment de désespoir. Ce « Winter Blues », comme il est appelé aux États-Unis, est en partie lié à la baisse de luminosité qui entraîne une diminution de la sérotonine, surnommée « l’hormone du bonheur ». L’activité de ce neurotransmetteur, qui régule l’humeur et le sommeil, se voit donc impactée.

Comment lutter contre cette baisse de moral ?

Si la dépression saisonnière existe, c’est notamment dû à la baisse de lumière. Dans la journée, il est donc conseillé de passer du temps en extérieur, que ce soit pour une simple marche ou une activité physique. Cela permet à votre corps de sécréter des endorphines, l’hormone du bien-être. De plus, s’exposer à la lumière naturelle permet de fixer la vitamine D, essentielle à notre organisme.

Au niveau de l’alimentation, assurez-vous de consommer suffisamment de fruits et de légumes, qui peuvent aider à passer cette période grâce à leur apport en vitamines.

La luminothérapie peut également être une solution. S’exposer quotidiennement à cette lumière sans UV une demi-heure à une heure, à l’heure du déjeuner, où avant est l’idéal. Des effets bénéfiques peuvent apparaître rapidement, dès la première semaine. Mais attention aux effets indésirables tels que les maux de tête ou les nausées. Cependant, « la consultation médicale est essentielle car il existe quelques contre-indications à cette pratique (certaines pathologies oculaires, allergies…) », rappelle le neurobiologiste Claude Gronfier.