Quelque 16.000 personnes évacuées dimanche de Kaboul par les États-Unis et ses alliés

Quelque 16.000 personnes évacuées dimanche de Kaboul par les États-Unis et ses alliés
Belga / B. Doppagne

Les États-Unis ont assuré l’évacuation de 10.400 personnes. Quelque 5.900 autres ont été exfiltrées par 61 avions de pays autres que les États-Unis – dont les deux C-130H Hercules que la Belgique a engagés dans l’opération nationale « Red Kite » (cerf-volant rouge).

Cest la première fois depuis le lancement de cette opération le 14 août par le président Joe Biden que l’administration américaine excède son objectif, fixée à entre 5.000 et 9.000 évacuations quotidiennes d’Afghanistan, a souligné la chaîne d’information CNN.

37.000 personnes évacuées

Quelque 30.300 personnes ont été évacuées par les États-Unis depuis cette date, avait indiqué dimanche la Maison-Blanche, qui espère exfiltrer jusqu’à 15.000 Américains mais aussi 50.000 à 60.000 Afghans et leurs familles.

Depuis le 14 août, le nombre total de personnes évacuées par les appareils quittant l’aéroport international Hamid Karzaï de Kaboul s’élevait lundi à 37.000, toujours selon la présidence américaine.

Des milliers de citoyens d’autres nationalités, mais aussi des Afghans menacés ou ayant travaillé pour les alliés, ont été évacués par les pays occidentaux – mais aussi l’Australie et la Nouvelle-Zélande – ou sont en attente d’exfiltration. L’Allemagne a ainsi aidé plus de 2.500 personnes à partir et le Royaume-Uni plus de 5.700. Selon CNN, quelque 20.000 personnes attendent toujours à l’extérieur de l’aéroport de pouvoir rentrer à l’intérieur de l’enceinte avant une évacuation.

Un calendrier intenable

Selon une source citée par cette chaîne, trente-trois vols d’avions de transport C-17 Globemaster III de l’US Air Force sont prévus au départ de Kaboul au cours des 24 prochaines heures. Chacun de ces appareils peut emporter en principe 400 passagers – même si l’un d’eux a transporté au début du pont aérien un nombre total record de 823 passagers – soit plus du double de la capacité normale de ce gros porteur.

Le 31 août est encore à ce jour la date fixée par l’administration américaine pour le retrait définitif de ses forces d’Afghanistan. Ce calendrier est toutefois jugé de plus en plus intenable par les partenaires des États-Unis et le président Biden n’a pas exclu dimanche de prolonger la présence des soldats américains qui supervisent les opérations d’évacuation à l’aéroport.