Poutine «craint pour sa vie», après le retrait de Kherson

Poutine «craint pour sa vie», après le retrait de Kherson
Ph. Tass / Abaca

Après le retrait humiliant de l’armée russe de la ville de Kherson, les réactions ont été nombreuses, et notamment de la part des présentateurs de la télévision d’État.

« S’il perd la guerre, c’est la fin »

« Poutine a très peur car il n’y a pas de pardon en Russie pour les tsars qui perdent des guerres », a déclaré Oleksiy Arestovich, un conseiller du chef de cabinet du président ukrainien Zelensky, au Times. « Il se bat pour sa vie maintenant. S’il perd la guerre, du moins dans l’esprit des Russes, c’est la fin. La fin de lui en tant que personnage politique, et peut-être au sens physique », ajoute-t-il.

Andrey Norkin, un présentateur de la chaîne publique russe NTV, a refusé de parler du retrait de Kherson dans son émission, affirmant avec humour qu’il serait envoyé en prison s’il disait ses véritables opinions.

De son côté, l’expert politique russe Sergey Kurginyan a admis à l’antenne que « tout n’est pas si formidable », ajoutant qu’« une grande guerre conventionnelle… n’était pas censée se produire ».

Un bébé tué

La libération de Kherson a conduit à davantage de frappes de missiles sur l’Ukraine, tuant notamment un bébé dans une maternité de la région de Zaporijjia. Le président Zelensky a dans la foulée accusé la Russie de « terreur et meurtre ». « L’ennemi a une fois de plus décidé d’essayer d’accomplir par la terreur et le meurtre ce qu’il n’a pas pu accomplir en neuf mois » de son invasion de l’Ukraine, a lancé M. Zelensky sur Telegram. « L’État terroriste continue de faire la guerre aux civils », a-t-il lancé.

Le service des situations d’urgence a publié une vidéo sur laquelle on peut voir des secouristes qui tentent de dégager un homme à moitié enfoui dans les débris.

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