Plus d’argent dans le ménage booste le développement cérébral des bébés

Donner plus d’argent aux familles modestes peut aider à développer l’activité cérébrale des nourrissons, révèle une nouvelle étude américaine.

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«Nous savons depuis de nombreuses années que grandir dans la pauvreté expose les enfants à des résultats scolaires inférieurs, à des revenus réduits et à une mauvaise santé», expose Kymberly Noble, neuroscientifique à l’université de Columbia et autrice principale de l’étude. À travers leur nouvelle recherche, les scientifiques montrent que réduire la pauvreté des familles peut directement impacter le développement du cerveau des nourrissons.

Plus spécifiquement, en augmentant le revenu du ménage, cela favorise la croissance cognitive et émotionnelle des bambins. «Cette étude est la première à démontrer, de façon rigoureuse, comment la rémunération peut affecter les enfants dès les premières années de leur vie», souligne encore Kymberly Noble.

Une aide de 333$ par mois

Pour arriver à ces conclusions, des chercheurs issus de six universités différentes ont soutenu un millier de familles américaines en difficultés financières et qui venaient d’accueillir un enfant. Certaines recevaient 20$ par mois, d’autres 333$/mois. Toutes étaient libres de dépenser cette somme comme elles l’entendaient, sans aucune condition.

Les bambins ont été suivis et leur activité cérébrale mesurée par électroencéphalogrammes. Les scientifiques ont observé que les enfants des mères qui avaient reçu les 333$ mensuels montraient une activité cérébrale plus intense que les autres. En particulier, c’est au niveau de la zone frontale que la différence était le plus marquée, la zone liée aux capacités d’apprentissage et de raisonnement.

Des travaux à poursuivre

«Tous les cerveaux sont façonnés par leur environnement et leurs expériences», commente Kymberly Noble. «Mais, en raison de la conception aléatoire, nous savons que les 333 $ par mois ont dû modifier les expériences ou les environnements des enfants, et que leur cerveau s’est adapté à ces nouvelles circonstances.»

Quant à savoir exactement quels sont les facteurs qui boostent le développement cognitif des nourrissons, les travaux se poursuivent. Les chercheurs se penchent désormais sur d’autres paramètres, tels que: les dépenses des familles, les relations au sein de la famille, les comportements des parents, ou encore le régime alimentaire ou le niveau de stress des parents.