New Delhi noyée sous un épais brouillard toxique après la fête de Diwali

New Delhi noyée sous un épais brouillard toxique après la fête de Diwali
AFP / S. Hussain

Dans les zones les plus polluées, le niveau moyen de particules nocives PM 2,5 a dépassé 400, selon l’indice de qualité de l’air, soit plus de 15 fois supérieur à la limite quotidienne de sécurité fixée par l’Organisation mondiale de la santé.

La Cour suprême de l’Inde a interdit la vente de pétards à Delhi et le gouvernement local a exhorté les habitants à s’en passer pour célébrer Diwali, en vain.

Certains, dans la capitale de 20 millions d’habitants, sont parvenus à s’en procurer et n’ont eu de cesse de les faire exploser jusqu’aux premières heures du matin pour la fête annuelle des lumières.

De nombreuses raisons en cause

La fumée des pétards, des lampes à huile, des bougies combinée aux émissions industrielles, à celles des automobiles et aux feux agricoles produisent un épais brouillard gris-jaune toxique qui enveloppe New Delhi et d’autres villes indiennes en hiver.

Nombre de résidents de la capitale estiment que le gouvernement n’en fait pas assez pour lutter contre la pollution.

Un rapport de l’organisation suisse IQAir en 2020 a révélé que 22 des 30 villes les plus polluées du monde se trouvaient en Inde, avec New Delhi comme capitale championne du monde dans ce domaine.

Selon le Lancet, 1,67 million de décès étaient imputables à la pollution atmosphérique en Inde en 2019, dont près de 17.500 à New Delhi.