À Mykonos, le virus a transformé l’île de la fête en chaos

À Mykonos, le virus a transformé l’île de la fête en chaos
AFP

Sur Mykonos, un test Covid sur dix revient positif. La situation est telle que l’hôtel de quarantaine de l’île est plein. Certains touristes infectés n’ont dont d’autres choix que de passer la nuit sur la plage ou de trouver l’un des rares hébergements acceptant les personnes testées positives.

La Grèce a imposé samedi un couvre-feu de cinq heures et d’autres restrictions sur l’île touristique de Mykonos, connue pour ses nuits festives, en raison d’une hausse « inquiétante » des contaminations au Covid-19. Outre un couvre-feu entre 01H00 et 06H00, les mesures prévoient une interdiction de toute musique 24 heures durant à compter du 26 juillet.

Privée de ses fêtes et de son animation nocturne, Mykonos perd son attrait auprès des voyageurs et les annulations s’enchaînent dans les hôtels. Au grand désespoir du maire de l’île dont l’activité touristique est le principal poumon économique. « La seule chose que les mesures garantiront, c’est que les touristes de Mykonos iront sur d’autres îles », déplore Konstantinos Koukas sur Facebook. Sur l’île, 90 % de la population locale est pourtant vaccinée.

De nombreux touristes ont ainsi choisi de quitter l’île. Passage obligé avant d’embarquer : le test PCR. La file pour ces tests était tellement longue que certains touristes ont raté leur vol de retour.

Des amendes très très salées

Récemment, le nombre croissant de fêtes clandestines dans les villas de l’île, privée de ses boîtes de nuit, a inquiété les autorités grecques. Le 15 juillet, le vice-ministre à la Protection civile, Nikos Hardalias, avait averti que le nombre de cas actifs sur l’île de Mykonos avait quadruplé en une semaine, dépassant les 300. Il a expliqué samedi que les organisateurs de rassemblements privés de plus de 20 personnes risquaient des amendes allant jusqu’à 200.000 €.

La Grèce connaît ces derniers jours une progression régulière des contaminations, en grande partie liées au variant Delta, plus contagieux. Près de 2.700 nouveaux cas ont été enregistrés vendredi dans le pays, contre moins de 400 trois semaines auparavant.